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miwa-b - Mise à jour : 01/02/2012
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Niveau : Bac+2
Extrait / Introduction
Extrait / Introduction :
L’impôt général sur le revenu IGR est devenu désormais L’impôt sur le revenu IR tout cours comme c’est le cas en France. L’impôt sur le revenu s’applique aux revenus et profits des personnes physiques et des personnes morales visées à l’article 3 du Code Général des Impôts Marocain et n’ayant pas opté pour l’impôt sur les sociétés. Résumé de l’article 03 : Sont exclus du champ d’application de l’impôt sur les sociétés, les sociétés suivantes : - les sociétés en nom collectif et les sociétés en commandite simple - les sociétés de fait - les sociétés immobilières - les groupements d’intérêt économique Caractéristiques de l’IR L’impôt sur le revenu est un impôt d’Etat C’est un impôt direct Il est déterminé annuellement à partir des déclarations des contribuables Il est général et progressif c'est-à-dire il concerne tous les revenus sur la base d’un barème établi de telle sorte que le taux d’imposition est d’autant plus important que les revenus sont important Il est personnel, car il prend en considération la situation familiale du contribuablPlan
Plan :
Section I : Historique du système fiscal marocain : A : La fiscalité marocaine avant le protectorat : I : Les contributions directes : 1- Les contributions d’essence religieuse directement du Coran : 2- Les contributions de souveraineté : II : Les contributions indirectes : 1. Les impôts dits commerciaux : 2. Les droits de douane : B : La fiscalité marocaine pendant le protectorat : C : la fiscalité marocaine après le protectorat : D : La fiscalité marocaine à l’étape actuelle : Section II : Les sources du droit fiscal marocain : III : La typologie des impôts :Exemple de page de Droit fiscal et social
Section I : Historique du système fiscal marocain :
Les institutions fiscales de l’état marocain, et les règles juridiques qui régissent le domaine des finances publiques sont le résultat d’une longue évolution historique. Cette évolution peut être subdivisée en quatre phases ayant marqué le système fiscal marocain :
Avant le protectorat ;
Pendant le protectorat ;
Après le protectorat ;
A l’étape actuelle.
A : La fiscalité marocaine avant le protectorat :
Dès le VIII siècle de l’ère chrétienne, après la conquête du Maroc par MOUSSA IBN NOCEIR, différentes sortes de contributions apparaissent dans ce pays tirées de la religion musulmane. Ces contributions sont subdivisées en deux sortes : directes et indirectes.
I : Les contributions directes :
Ces contributions ont deux origines :
Les contributions d’essence religieuse directement du Coran :
Le coran qui a institué la ZAKAT n’a fixé cependant aucune règle de perception. Ce sont les gouvernements qui appliquent suivant les besoins du moment, la loi de base et décident de la forme du prélèvement.
Seules sont imposables les terres productives : la Zakat des récoltes devient d’une façon générale l’ « ACHOUR » des récoltes et des fruits. L’exemption de prélèvement sur les petites fortunes s’impose. De ce fait, la loi établit un minimum imposable (Nicab) en deçà duquel la richesse n’est, plus taxée.
Les taux d’imposition applicable à l’époque :
L’or et l’argent sont imposables à 2,5% ;
Les chameaux 2,17 et 1,5% ;
Les moutons 2,5 à 1%.
Les contributions de souveraineté :
Les conquêtes de plus en plus fréquentes allant faire entrer dans la mouvance du peuple arabe d’autres peuples qu’il apparaît logique de faire participer aux dépenses publiques. Deux nouvelles taxes apparurent : la Djezya et le Kharaj.
Parmi les autres impôts plus ou moins à caractère direct, il convient de citer :
La HARKA : Le contingent demandé à une tribu par le sultan lorsqu’il voulait entreprendre une exploitation ;
La Mouna et la Soukhra : Les fournitures de vivre aux armées du sultan ou des commissions remises par la tribu aux fonctionnaires qui séjournent sur son territoire pour quelque motif que ce soit ;
La Ghorama : La conséquence financière d’un dommage causé par un membre d’une tribu. Elle découle du principe de la responsabilité collective ;
La Dheira : L’amende infligée à un coupable au profit du caïd pour son propre usage.
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