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Flomabxl - Mise à jour : 18/12/2010
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Niveau : Bac+1
Extrait / Introduction
Extrait / Introduction :
Quelles sont les caractéristiques de la monarchie franque ? Les monarchies mérovingienne et carolingienne sont rassemblées sous le terme de monarchie franque car leurs institutions présentent les mêmes caractéristiques et apparaissent comme la succession d’une même évolution même s’il existe entre elles des différences fondamentales. Les institutions carolingiennes découlent des institutions mérovingiennes qui sont elles-mêmes tirées des traditions germaniques (I) dont Clovis est l’héritier, des traditions romaines qui sont celles des territoires sur lesquels il s’implante et des influences chrétiennes qui découlent de l’alliance avec l’Eglise (II).Plan
Plan :
I : Les traditions germaniques. A : le caractère patriarcal du pouvoir. B : le caractère patrimonial du pouvoir. II : Les résurgences romaines et les influences chrétiennes. A : les emprunts à l’organisation politique et à l’administration romaine. B : les influences chrétiennes.Exemple de page de Dissertation : la conception du pouvoir chez les francs
Dissertation dans le cadre du cours de TP en Histoire du droit
C’est avec Clovis qu’apparait véritablement la monarchie franque rassemblant les monarchies mérovingienne et carolingienne. Clovis est en fait l’héritier du vaste territoire qu’a reçu son grand-père, Mérovée, en récompense du soutien apporté à un général romain lors de la bataille contre Attila. Clovis agrandit son royaume en soumettant tous les autres rois francs et tous les peuples présents en Gaule, conquête qu’il n’aurait pu réaliser sans l’appui de l’Eglise. L’?uvre de Clovis, bien que considérable, est fragile car à sa mort, elle est partagée entre ses fils, ce qui conduit à l’affaiblissement du territoire. Ceux-ci se livrent des batailles pour agrandir leur part de territoire. On aboutit donc à la création de royaumes rivaux avec des rois faibles, surnommés rois fainéants, continuellement en guerre. L’autorité royale s’amenuise et une dynastie rivale à la dynastie mérovingienne voit le jour. Il s’agit de la dynastie des maires du palais qui progressivement se transmettent le pouvoir de façon héréditaire. Les « maires » parviennent à s’emparer du pouvoir après la bataille de Poitiers de 732 pendant laquelle Charles Martel arrête les invasions arabes. Mais, ayant réquisitionné des biens de l’Eglise pour subventionner son armée, Charles Martel n’obtient pas l’appui de celle-ci. C’est Pépin le Bref, son fils, qui parvient à se réconcilier avec l’Eglise et il se fait appeler roi, ce qui marque le passage à la dynastie carolingienne.
Quelles sont les caractéristiques de la monarchie franque ?
Les monarchies mérovingienne et carolingienne sont rassemblées sous le terme de monarchie franque car leurs institutions présentent les mêmes caractéristiques et apparaissent comme la succession d’une même évolution même s’il existe entre elles des différences fondamentales. Les institutions carolingiennes découlent des institutions mérovingiennes qui sont elles-mêmes tirées des traditions germaniques (I) dont Clovis est l’héritier, des traditions romaines qui sont celles des territoires sur lesquels il s’implante et des influences chrétiennes qui découlent de l’alliance avec l’Eglise (II).
C’est avec Clovis, premier roi des Francs, que le roi cesse de n’être qu’un chef militaire, caractère patriarcal du pouvoir (A) et que ses attributions se développent ainsi que celles qu’il a de son patrimoine, caractère patrimonial du pouvoir (B).
A : le caractère patriarcal du pouvoir.
Chez les Mérovingiens comme chez les Carolingiens, le roi est avant tout un chef de clan, un patriarche (c’est-à-dire à un chef de famille) mais le roi est aussi un valeureux chef militaire qui dirige une troupe de guerriers qui lui ont prêté serment. Le roi et ses sujets, appelés « leudes » sont donc unis par un lien personnel et les « leudes » ne doivent pas obéissance au roi en sa qualité de représentant de l’Etat mais uniquement parce qu’ils lui ont prêté serment de fidélité, ce serment est nommé « leudesamium ». En contrepartie, le roi est tenu d’obligations : il doit protéger ses fidèles, maintenir la paix dans son royaume et rendre la justice. Une partie des sujets royaux, les antrustions, vont prêter un serment spécial : il s’agit de la garde personnelle du roi. Ils s’engagent à suivre le roi dans tous ses déplacements et ils ont juré un dévouement total envers le roi. Au VIIIème siècle, le serment de fidélité cesse d’être exigé mais Charlemagne et ses successeurs remettent en place cette pratique désuète. Charlemagne reprend le serment de fidélité pour lui permettre de retrouver son autorité. Par différents capitulaires, il exige que ses sujets lui prêtent serment mais cela renforce l’idée que l’autorité impériale est fondée sur un rapport d’homme à homme, sur un lien personnel, sur un contrat, ce n’est donc pas un serment de type vassalique. Cela a des conséquences négatives puisque l’autorité royale dépend de l’autorité du monarque. Or celle-ci ne se maintient pas après le règne de Charlemagne. La pratique du serment a donc l’effet inverse de celui escompté : il fragilise l’autorité au lieu de la renforcer. Une autre pratique germanique qui fragilise le pouvoir est la conception franque du patrimoine (B).
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