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fergiefan - Mise à jour : 29/10/2009
Extrait / Introduction
Extrait / Introduction :
Y a-t-il des questions auxquelles aucune science ne répond ?
Corrigé de la dissertation de bac S 2009 de philosophie.
Plan
Plan :
Introduction
Développement
1- Les sciences sont-elles l’unique mode de réponse aux questions que l’Homme se pose ?
2- La connaissance scientifique est-elle sans limites ?
3- En quoi est-il nécessaire de penser les questions qui n’ont pas de réponse scientifique ?
Conclusion
Exemple de page de Corrigé sujet bac S philo 2009 dissertation
Sujet de dissertation n°2 : Y a-t-il des questions auxquelles aucune science ne répond ?
Introduction
Nous
avons spontanément tendance à penser que les sciences
sont la source unique d’accès à des connaissances
vraies de manière assurée. Bien sûr, il existe
bien, au sein de chaque science particulière (science de la
Nature ou science humaine) des questions auxquelles aucune réponse
certaine n’est actuellement apportée. Quelle est
l’origine de l’univers ? Comment la vie est-t-elle
apparue sur Terre ? Ces questions sont toujours en débat au
sein de la communauté scientifique. Néanmoins, nous
pensons que le progrès scientifique nous permettra d’y
répondre tôt ou tard, de sorte qu’un jour, toute
question pourra recevoir une réponse scientifique,
c’est-à-dire démontrée ou
prouvée.
Cependant, n’existe-t-il pas des
questions qui échappent par nature au pouvoir d’investigation
scientifique ? Certaines questions ne se posent-elles pas à
nous dont les réponses ne sauraient relever du régime
de la preuve ou de la démonstration ? Les questions
métaphysiques, concernant l’existence de Dieu ou
l’immortalité de l’âme sont-elles
justiciables des mêmes modes de connaissance que la Nature ou
le comportement social humain ? Nous nous demanderons donc si la
science a le monopole des réponses aux questions qui se posent
à l’Homme ou si certaines questions ne sauraient
recevoir une réponse de type scientifique.
Pour
cela nous nous interrogerons d’abord sur l’idéal
classique d’une science universelle, puis nous analyserons les
limites de cet idéal qui fait de la science le modèle
de toute connaissance vraie, afin, dans un dernier temps, de nous
interroger sur les manières non scientifiques mais légitimes
de répondre à certaines questions métaphysiques
ou existentielles.
1- Les sciences sont-elles l’unique
mode de réponse aux questions que l’Homme se pose ?
a)
Partons de l’idée commune selon laquelle la pensée
scientifique est le seul moyen d’atteindre des connaissances
vraies. Bien sûr, il est toujours possible de donner une
réponse à toute question. Mais encore faut-il que cette
réponse soit correcte, valide, vraie, c’est-à-dire
acceptable pour tous les esprits qui l’examinent, et non pas
une simple opinion. Qu’est-ce donc, que répondre à
une question de manière scientifique ? Il s’agit
d’utiliser des méthodes sûres d’accès
à une vérité que sont la démonstration et
la preuve expérimentale. Moyennant l’utilisation de ces
méthodes, la vérité d’une connaissance est
garantie, établie, la réponse obtenue est de l’ordre
de la certitude.
b) La démonstration est un
processus de l’esprit rationnel qui permet de s’assurer
de la vérité d’une idée par la liaison
déductive établie avec d’autres idées
mieux connues. Aristote la définit ainsi : « un discours
dans lequel certaines choses étant posées, quelque
chose d’autre s’en suit nécessairement. »
(Analytiques I). Une vérité démontrée est
nécessaire car déduite logiquement d’autres
vérités qui la fondent. Le syllogisme est la forme
canonique de la démonstration étudiée par
Aristote. La science où les démonstrations sont les
plus parfaites sont les sciences formelles, logique et
mathématiques.
c)
La puissance de conviction de la démonstration a conduit les
penseurs modernes à vouloir l’ériger en modèle
de toute science. Ainsi, on la retrouve au niveau des sciences
expérimentales. En effet, les sciences de la nature tentent de
déduire la connaissance de certains événements à
partir de lois de la nature qu’elles ont établies grâce
à l’expérimentation inductive. Mais les penseurs
modernes ont également tenu pour possible de répondre
de manière scientifique aux questions métaphysiques,
d’ordinaire réservées à la méditation
philosophique et à la religion, concernant des objets
inaccessibles à l’expérience sensible (Dieu,
l’âme, la liberté). L’idéal d’une
métaphysique scientifique se retrouve ainsi chez Descartes par
exemple, dans l’usage qu’il fait de la preuve ontologique
de l’existence de Dieu. Preuve, a priori, qui ne met pas en jeu
une expérience de la divinité et qui s’appuie
uniquement sur le raisonnement démonstratif à partir du
concept de Dieu. Dieu étant défini comme l’être
souverainement parfait, il serait moins parfait s’il n’existait
pas, donc, l’être souverainement parfait ne peut pas ne
pas exister.
Cependant peut-on se satisfaire de cette
vision impérialiste du mode de connaissance scientifique
?
2- La
connaissance scientifique est-elle sans limites ?
a) Le projet
d’une science métaphysique a rapidement été
contesté. Naturellement d’abord par les philosophes
sceptiques. Hume, par exemple, a remis en cause le cogito cartésien
en montrant que la conscience ne donnait nullement accès à
un moi intérieur unifié. Réveillé dans
son « sommeil dogmatique » par les analyses huminennes,
Kant a cherché, dans la Critique de la raison pure à
établir les limites du pouvoir de connaître de
l’entendement seul, c’est-à-dire, hors de l’appui
de l’expérience sensible. Dans l’un de ses textes
il en vient ainsi à critiquer les tentatives rationalistes
pour prouver l’existence de Dieu. Selon lui, on ne saurait
déduire une existence d’une essence. Ainsi, il est
impossible de prouver, ni l’existence de Dieu, ni son
inexistence. Les questions que l’on se pose au sujet des objets
métaphysiques ne sont pas susceptibles d’obtenir une
réponse de type scientifique.
b) Le positivisme
scientifique s’est ainsi construit sur l’idée que
la science ne pouvait apporter des réponses qu’en ce qui
concerne des objets d’expérience possible, des faits.
Pour Auguste Comte dans son Cours de philosophie positive, la science
doit se contenter d’expliquer « comment » les
phénomènes naturels et humains se produisent et ne
jamais chercher à donner réponse à la question «
pourquoi » ils se produisent ainsi et pas autrement, ce qui
relève d’une interrogation métaphysique.
c)
Cependant, faut-il pour autant renoncer à s’interroger
sur les grandes questions métaphysiques ? Le fait qu’elles
ne soient pas justiciables d’une réponse de type
scientifique, démontrée ou prouvée par
l’expérience, les rend-elles nulles et non avenue ?
3-
En quoi est-il nécessaire de penser les questions qui n’ont
pas de réponse scientifique ?
a) Kant, ayant établi
les limites du pouvoir de connaître de la raison humaine et
interdit le domaine métaphysique à son investigation,
n’est pas pour le fossoyeur de la
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