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ktch - Mise à jour : 23/06/2009
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Niveau : Lycée
Extrait / Introduction
Philosophie
L'ignorance est-elle une faute ?
Ignorer, c'est le fait de ne pas savoir. L'ignorance est donc un défaut de connaissance vraie. Dès lors dans une logique qui serait celle de la recherche de la vérité et de l'acquisition du savoir, l'ignorance représenterait une déficience, une altération, voire un échec qu'il faudrait condamner comme une faute, le bien étant ici la certitude ou le savoir. De même, en matière de morale ou de mœurs, l'ignorance peut être préjudiciable à l'harmonie de la communauté car si je suis ignorant des conséquences de mes actes, je peux alors être jugé inconscient ou irréfléchi. Pensons un moment à cette « fiction » juridique qui apparaît comme nécessaire : « Nul n’est sensé ignorer la loi », selon la police. En effet, l’ignorance ne peut en rien être une excuse ici et le savoir de la loi est la condition nécessaire pour vivre ensemble, en commun, sous les mêmes lois. L'ignorance, dans les deux cas, m'éloigne alors de la raison. Pourtant l'ignorance est peut être préférable à l'état de celui qui croit savoir mais ne sait pas. En effet, il vaut mieux ne rien savoir du tout que de prendre pour vrai ce qui n'est que vraisemblable. Ainsi Socrate a dit qu'il n'y a avait qu'une chose qu'il savait c'était qu'il ne savait pas. L'ignorance, suivant ce sens, est peut être ce qui nous permet d'avancer pas à pas vers la vérité, en étant un point de départ dont nous devons convenir pour ne pas être dans l'illusion et le préjugé. L'ignorance c'est donc l'absence de préjugés et d'aprioris, ce qui équivaut au doute puisque douter, c'est supposer que l'on ignore ce que l'on pensait savoir. Ainsi, l'ignorance peut être un bien car elle est le point de départ de la philosophie et de la science. Elle ne doit pas être une fin, mais elle nous apprend que mieux vaut ne rien savoir que de savoir mal.
Donc l’ignorance est-elle male?, Une telle interrogation peut prendre deux acceptions différentes : en effet le sens de faute peut appartenir au langage courant, et, dans ce cas l'idée est banale (le manque de connaissance est compris comme dommageable), ou la faute appartient au registre moral et s'oppose alors au Bien, signifiant que l'ignorance est condamnable au nom d'une certaine éthique. La philosophie a toujours opposé le Bien et le Mal du point de vue de la morale. On ne peut pas penser l'un des deux termes sans l'autre, aussi bien dans la philosophie antique que moderne. "Et il est certain que ce sont nos sentiments, et non la raison, qui distinguent le bien et le mal en morale [...]." D. Hume. Il apparaît alors qu'aucune perspective spécifiquement rationnelle ne parvienne à approcher les notions, et qu'en fait nous en ayons une perception plutôt intuitive, profondément déterminée en outre par notre appartenance culturelle. Ainsi nous verrons comment l’ignorance peut être entretenue ensuite nous étudierons comment l’ignorance peut être mise à mal enfin nous connaîtrons les limites de l’ignorance…
Le...
L'ignorance est elle une faute? Disserte Intégralement rédigée, Niveau TL........
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Philosophie
L'ignorance est-elle une faute ?
Ignorer, c'est le fait de ne pas savoir. L'ignorance est donc un défaut de connaissance vraie. Dès lors dans une logique qui serait celle de la recherche de la vérité et de l'acquisition du savoir, l'ignorance représenterait une déficience, une altération, voire un échec qu'il faudrait condamner comme une faute, le bien étant ici la certitude ou le savoir. De même, en matière de morale ou de m?urs, l'ignorance peut être préjudiciable à l'harmonie de la communauté car si je suis ignorant des conséquences de mes actes, je peux alors être jugé inconscient ou irréfléchi. Pensons un moment à cette « fiction » juridique qui apparaît comme nécessaire : « Nul n’est sensé ignorer la loi », selon la police. En effet, l’ignorance ne peut en rien être une excuse ici et le savoir de la loi est la condition nécessaire pour vivre ensemble, en commun, sous les mêmes lois. L'ignorance, dans les deux cas, m'éloigne alors de la raison. Pourtant l'ignorance est peut être préférable à l'état de celui qui croit savoir mais ne sait pas. En effet, il vaut mieux ne rien savoir du tout que de prendre pour vrai ce qui n'est que vraisemblable. Ainsi Socrate a dit qu'il n'y a avait qu'une chose qu'il savait c'était qu'il ne savait pas. L'ignorance, suivant ce sens, est peut être ce qui nous permet d'avancer pas à pas vers la vérité, en étant un point de départ dont nous devons convenir pour ne pas être dans l'illusion et le préjugé. L'ignorance c'est donc l'absence de préjugés et d'aprioris, ce qui équivaut au doute puisque douter, c'est supposer que l'on ignore ce que l'on pensait savoir. Ainsi, l'ignorance peut être un bien car elle est le point de départ de la philosophie et de la science. Elle ne doit pas être une fin, mais elle nous apprend que mieux vaut ne rien savoir que de savoir mal.
Donc l’ignorance est-elle male?, Une telle interrogation peut prendre deux acceptions différentes : en effet le sens de faute peut appartenir au langage courant, et, dans ce cas l'idée est banale (le manque de connaissance est compris comme dommageable), ou la faute appartient au registre moral et s'oppose alors au Bien, signifiant que l'ignorance est condamnable au nom d'une certaine éthique. La philosophie a toujours opposé le Bien et le Mal du point de vue de la morale. On ne peut pas penser l'un des deux termes sans l'autre, aussi bien dans la philosophie antique que moderne. "Et il est certain que ce sont nos sentiments, et non la raison, qui distinguent le bien et le mal en morale [...]." D. Hume. Il apparaît alors qu'aucune perspective spécifiquement rationnelle ne parvienne à approcher les notions, et qu'en fait nous en ayons une perception plutôt intuitive, profondément déterminée en outre par notre appartenance culturelle. Ainsi nous verrons comment l’ignorance peut être entretenue ensuite nous étudierons comment l’ignorance peut être mise à mal enfin nous connaîtrons les limites de l’ignorance...
Le Christianisme a associé l'ignorance à une valeur ("Heureux les pauvres par l'esprit, les ignorants car le Royaume de Dieu est à eux" Augustin, Sermon sur la Montagne), imposant le silence au peuple et faisant admettre à celui-ci que la compensation à son asservissement lui serait donnée après la mort. L'intérêt du pouvoir a toujours été de maintenir la société dans un certain degré d'ignorance afin de préserver sa domination sans menace et sans risque. Dans ce cas, tout un discours officiel a été prononcé visant à considérer que l'absence de savoir ne pouvait être tenue pour négative. Il allait de soi que dans le même temps le savoir était l'affaire de spécialistes, de clercs qui avaient seuls les possibilités de réflexion et d'action et appartenaient à une caste régissant l'ensemble d'un État. « La connaissance des vérités nécessaires et éternelles est ce qui nous distingue des simples animaux et nous fait avoir la raison et les sciences, en nous élevant à la connaissance de nous-mêmes et de Dieu. » Leibniz, La Monadologie. Ainsi le pouvoir rend despotique, à l’image de l’Eglise, cependant cet obscurantisme forcé fut progressivement vaincu par la Science ou autre Philosophie...
La pression de l'Église mettant la parole biblique en avant et associant celle-ci à une vérité, à contribué à la persécution des savants à la recherche de vérités authentiques. On se souvient du combat des grands physiciens, comme Galilée à qui on avait reprocher sa contre argumentation sur physique d'Aristote et du géocentrisme de Ptolémée, soit la Création et de la Terre comme centre du monde. Ces luttes sont la traduction de l'idée que l'ignorance est un mal, une faute, puisque ces scientifiques ont dû, au péril de leurs propre vie, tenter de faire admettre un certain nombre de connaissances qui devaient par la suite faire considérablement avancer l'humanité. On peut mentionner la dissection interdite mais pratiquée clandestinement et qui seule à permis le développement de la biologie et de la médecine. Il s'agissait alors de faire l'éloge de la Science, science qui signifie par ailleurs la connaissance, terme qui avec le temps nécessite un pluriel (les sciences), car l'exactitude mathématique ou physique ne suffit pas à la progression de la pensée : « La philosophie n'est pas contraire à la science, elle se comporte elle-même comme une science, travaille en partie avec les mêmes méthodes, mais elle s'en éloigne dans la mesure où elle s'accroche à l'illusion de pouvoir livrer une image du monde cohérente et sans lacune. » Freud, Nouvelles Conférences sur la psychanalyse. Grâce au progrès scientifique, l'humanité peut prendre conscience d'elle-même. Les réponses de la science permettent aux philosophes de trouver eux aussi des réponses à leurs questions. On peut donc penser l'interdépendance stricte des deux mouvements. Mais qu'appeler « progrès » ? C'est évoluer du moins bien vers le mieux, s'améliorer. Il s'agit d'un passage graduel, d'une marche allant dans le sens d'une amélioration. Le progrès sous-entend généralement la sortie de l'archaïsme, de l'obscurantisme, il semble accompagner l'idée de civilisation. Les « grandes » civilisations s'affirment par le biais du développement des sciences et des techniques, mais aussi par l'encouragement des arts, et la quête d'une qualité de la vie aussi bien morale que politique.
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