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Vous êtes ici : Accueil › Documents › Commerce › Management › Comportement des banques face au risque et contrepartie et effets de la selection adverse
karimkhaled - Mise à jour : 01/04/2011
Extrait / Introduction
Extrait / Introduction :
Le terme crise financière s'emploie pour désigner un ensemble assez large qui incluse notamment les crises du change, les crises bancaires et les crises boursières. Mais le terme est également utilisé pour désigner les crises de la dette publique ou des crises qui affectent un marché à terme. Une crise financière peut concerner seulement quelques pays, où, initiée dans un pays, peut s'étendre par contagion et devenir internationale. C'est le cas de la crise actuelle qui a débuté en Amérique en 2008 et s'est étendue au divers pays du monde.Plan
Plan :
* Chapitre 1 : Le risque de crédit : Principale risque bancaire * Section I : les risques bancaires * 1.1/ Les principaux risques bancaires * 1.2/ Les risques bancaires de nature « qualitative » * 1.3/ Les autres risques bancaire * Section II : Le risque de crédit bancaire ou de contrepartie * 2.1/ Définition du risque de crédit bancaire * 2.2/ Les différents type de risque de crédit bancaire * Section III : Le comportement des banques face au risque de crédit * 3.1/ Les garanties exigées par la banque * 3.2/ La titrisation * 3.3/ L'adossement * Chapitre 2 : les mesures prudentielles : les réformes des accords de Bâle * Section I : Les premiers accords de Comité de Bâle * 1.1/ Le Comité de Bâle * 1.2/ Les accords de Bâle I * Section II : Les accords de Bâle II * 2.1/ Les objectifs de Bâle II * 2.2/ Les structures de Bâle II * Section III : les réformes des Bâle : une sortie de la crise financière * 3.1/ Le système des subprimes * 3.2/ Les mécanismes de la crise * BibliographieExemple de page de Comportement des banques face au risque et contrepartie et effets de la selection adverse
Comportement des banques face au risque de contrepartie &
Effets de la sélection adverses
SOMMAIRE
Introduction....................................................................................................3
Chapitre 1 : Le risque de crédit : Principale risque bancaire.................................3
Section I : les risques bancaires..............................................................3
1.1/ Les principaux risques bancaires..........................................................4
1.2/ Les risques bancaires de nature « qualitative »........................................4
1.3/ Les autres risques bancaire.................................................................5
Section II : Le risque de crédit bancaire ou de contrepartie..........................5
2.1/ Définition du risque de crédit bancaire.....................................................5
2.2/ Les différents type de risque de crédit bancaire.........................................5
Section III : Le comportement des banques face au risque de crédit.............7
3.1/ Les garanties exigées par la banque......................................................7
3.2/ La titrisation.......................................................................................7
3.3/ L'adossement....................................................................................8
Chapitre 2 : les mesures prudentielles : les réformes des accords de Bâle.............9
Section I : Les premiers accords de Comité de Bâle....................................9
1.1/ Le Comité de Bâle...............................................................................9
1.2/
Les accords de Bâle I...........................................................................9
Section II : Les accords de Bâle II............................................................10
2.1/ Les objectifs de Bâle II........................................................................10
2.2/ Les structures de Bâle II......................................................................10
Section III : les réformes des Bâle : une sortie de la crise financière.............13
3.1/ Le système des subprimes...................................................................13
3.2/ Les mécanismes de la crise..................................................................14
Bibliographie..............................................................................................................15
Introduction générale
L'environnement
bancaire est devenu très instable et très vulnérable
face aux différentes fluctuations de la sphère
monétaire, face à ces différentes perturbations
les banques sont de plus en plus menacées par une diversité
de risques nuisant à son activité et à sa
position sur le marché financier.
Le risque est une exposition à un danger potentiel, inhérent à une situation ou une activité. Mais réduire le danger et réduire le risque sont deux choses distinctes. La réduction des risques est une démarche archaïque par rapport à celle de la réduction des dangers.
L'évaluation des risques est le facteur déterminant de toute prise de décision. Elle est bien trop souvent intuitive dans nos actions de tous les jours, mais gagne à être formalisée dans le cadre d'un projet industriel qui comporte une dimension financière.
Donc le risque apparaît comme l'un des défis actuels des dirigeants pour le définir, le mesurer et le gérer pour améliorer la performance.
Ainsi,
notre problématique est la suivante : l'étude du
comportement des banques face au risque de contrepartie et les
effets de la sélection adverses.
Pour se faire, nous
articulons notre projet comme suit ;
Composée de deux chapitres. Au niveau du premier nous nous intéressons au risque de crédit comme étant le principal risque bancaire et dans le 2ème chapitre, nous nous présentons les mesures prudentielles imposés par les autorités monétaires (les réformes des accords de Bâle) et les effets de la non application des ces derniers (crise financière 2008).
Chapitre
1
Le risque de crédit : Principale risque
bancaire
Introduction
:
Nous
nous proposons dans ce premier chapitre, de définir dans une
première section les risques bancaires, et dans la deuxième
section, le risque de crédit bancaire et finira par étudier
le comportement des banques face au risque de crédit.
Section
I : les risques bancaires
« Le risque désigne un danger bien identifié,
associé à l'occurrence à un événement
ou une série d'événements, parfaitement
descriptibles, dont on ne sait pas s'ils se produiront mais dont on
sait qu'ils sont susceptibles de se produire dans une situation
exposante ».
Le risque est lié à la
survenance d'un événement que l'on ne peut prévoir
qui a des conséquences importantes sur le bilan de la banque.
Il faut donc distinguer le caractère aléatoire et
imprévisible (qui est l'origine du risque) de l'enjeu
(conséquence finale).
1.1/
Les principaux risques bancaires :
On
peut classer les différents risques bancaires de la façon
suivante :
1.1.1/
Le risque de crédit ou de contrepartie :
C'est
le risque de perte dû à l'incapacité des
clients, souverains et autres contreparties de la banque, de faire
face à leurs obligations financières (incluant le
risque de pays).cette sous section sera traité en détail
dans la deuxième partie de ce chapitre.
1.1.2/
Le risque de marché :
C'est
le risque de perte due aux changements dans les prix et taux de
marché (taux d'intérêt sans risque), les
corrélations entre eux et leurs niveaux de volatilité.
Les
risques de marchés se mesurent à partir de
l'instabilité des paramètres de marché : les
taux d'intérêts, les indices boursiers, les taux de
change.....Cette instabilité est mesurée par la «
volatilité » qui est un indicateur très utilisé
du risque.
1.1.3/
Le risque de liquidité :
C'est
le risque pour le Groupe de ne pouvoir faire face à ses
engagements suivant leur échéance. Autrement dit C'est
un risque majeur puisque une situation d'illiquidité extrême
entraîne la faillite d'un établissement.
Une
banque peut souffrir d'illiquidité suite à :
-
des pertes importantes qui résultent de défaillances
des contreparties ;
- l'évolution des marchés
;
- des retraits massifs de fonds inattendus....
1.1.4/
Les risques structurels :
C'est
le risque de pertes ou de dépréciations résiduelles
sur les postes du bilan en cas de mouvement des taux d'intérêt
ou des taux de change. Ainsi on peut définir :
1.1.4.1/
Le risque de change :
Par
définition le risque de change peut se définir comme :
«Un risque associé aux opérations effectuées
en devises étrangères».
1.1.4.2/
Le risque de taux d'intérêt :
Par
définition le risque de taux d'intérêt est : «Le
risque de perte lié à une évolution défavorable
des taux d'intérêt».
1.1.5/
Le risque opérationnel :
Pour
le comité de Bâle peut se définir comme :
«Risque de pertes directes ou indirectes d'une inadéquation
ou d'une défaillance attribuable à des procédures,
personnels, systèmes internes ou événements
extérieurs».
1.2/
Les risques bancaires de nature « qualitative » :
Ces
risques ne sont qu'en partie traités dans la réglementation,
règlement sur le contrôle interne, et sont relatif à
des aspects intangibles tels que la qualité de contrepartie,
la réputation ou l'image d'un établissement de crédit
et les questions juridiques.
1.2.1/
Les risques de signature :
Ces
risques, désignés aussi par les risques stratégique
et commercial, peuvent être définis comme le risque que
le débiteur n'honore pas tous ses engagements et sont dus au
mauvais choix de partenaires ou à une inadaptation des
canaux, des produits et services.
1.2.2/
Les risques d'atteinte à la réputation :
Ils
consistent à donner à l'opinion publique une image
assez négative, qui conduit à perdre des sources de
financement ou clients essentiels.
1.2.3/
Les risques juridiques :
Les
risques juridiques sont des risques qui découlent de la
violation ou du non-respect des lois, règles, règlements
ou pratiques prescrites, mais aussi du fait que les droits et
obligations juridiques des parties à une transaction sont mal
définis. Comme les banques peuvent être exposées
à des risques juridiques en ce qui concerne la divulgation
d'informations sur leur clientèle et la protection de la vie
privée. Des clients mal informés de leurs droits et
obligations peuvent engager une action en justice.
1.3/
Les autres risques bancaire:
Deux
risques sont regroupés dans les autres risques bancaires
:
1.3.1/Les
risques d'ordre technique ou technologique :
Ces
risques font l'objet de recommandations-livres blancs sur la
sécurité de l'information, sur les conséquences
prudentielles d'Internet : tels les risques associés aux
systèmes d'information, de gestion et aux
procédures.
1.3.2/Le
risque pays et le risque de transfert :
Ils
représentent l'éventualité pour une économie
qu'apparaissent des états dans lesquels les réponses
des agents aux risques qu'ils perçoivent les amènent à
élever l'insécurité générale.
1.3.2.1/
Le risque de transfert :
Ce
sont les mesures d'un gouvernement ou d'une banque centrale sur le
marché des changes qui empêchent l'acheteur de procéder
au paiement.
1.3.2.2/
Le risque pays :
Au
sens strict c'est la probabilité qu'un pays assurera le
service de sa dette extérieure. Certains pays peuvent
présenter des vulnérabilités par rapport aux
investissements internationaux.
Section
II : Le risque de crédit bancaire ou de contrepartie
Face
a un paysage financier en perpétuel changement profondément
marqué par une multitude d'événements majeur,
le risque de crédit n'a cessé d'augmenter ces
dernières années. Le secteur bancaire de part de ces
fonctions d'intermédiation et de gestion d'actif a été
l'un des premier à être toucher par ce fléau.
Dans
ce contexte, nous définissons dans cette deuxième
section le risque de crédit bancaire, ainsi que ses
différentes composantes.
2.1/
Définition du risque de crédit bancaire:
«
Le risque de crédit, ou le risque de contrepartie, ou encore
de signature est le risque de défaillance d'une contrepartie,
particulier, entreprises, établissement financier, aux pays,
avec laquelle la banque est engagée ».
Le risque
de crédit constitue le risque fondamental de toute activité
bancaire .Il est le premier des risques aux quels la banque peut se
confronter. Il est appelé aussi « le risque de
contrepartie » qui désigne le risque de défaut
des clients c'est-à-dire « le risque de perte
consécutive au défaut d'un emprunteur face à
ses obligations ».
Le banquier doit faire face au
risque de non-remboursement de la part de certains emprunteurs.
Lorsque la banque octroie du crédit, elle pose un acte de
confiance vis-à-vis du débiteur. Faire crédit,
c'est essentiellement faire confiance: la banque croit au
remboursement ultérieur, mais il n'y a jamais de certitude
absolue que le débiteur remboursera bien dans les délais
convenus.
D'où, le risque de crédit, c'est le
risque d'insolvabilité du débiteur : La banque doit
donc bien examiner la solvabilité de son client. Une personne
est considérée comme solvable lorsque la banque peut
conclure du dossier introduit que cette personne pourra respecter
ses obligations. Cela signifie que le bénéficiaire du
crédit sera capable de rembourser les sommes d'argent
empruntées ainsi que les intérêts, tout ceci
bien sûr aux conditions reprises dans le contrat de
crédit.
Une évaluation correcte du risque de
crédit exige une connaissance approfondie des entreprises et
des hommes qui les dirigent ainsi que de l'environnement
économique.
2.2/
Les différents type de risque de crédit bancaire :
Le
risque de crédit bancaire est la résultante de la
combinaison de trois facteurs :
- le risque de Contrepartie
;
- le risque d'Exposition ;
- le risque de
Récupération.
2.2.1/
Le risque de contrepartie :
Le
risque de contrepartie est caractérisé par la
probabilité de défaillance du client relative
principalement à deux facteurs qui sont la qualité du
débiteur (classe de risque ou notation) et la maturité
du crédit.
2.2.2/
Le risque d'exposition :
Le
risque d'exposition est l'évaluation du montant des
engagements au jour de la défaillance. Ce montant dépend
du type d'engagement accordé (facilité de caisse, prêt
moyen à terme, caution, opérations de marché,
...), du niveau confirmé ou non, de la durée de
l'engagement et de sa forme d'amortissement (linéaire,
dégressif,...).
2.2.3/
Le risque de récupération :
Le
risque de récupération est, la valeur attendue de la
réalisation des garanties (sûretés réelles
et personnelles) et de la liquidation des actifs non gagée de
la contrepartie.
La valorisation des garanties détenues
vient en déduction de l'exposition. Elle est fonction de la
valeur initiale du bien, du caractère nécessaire ou
non pour la poursuite de l'activité, de sa durée de
vie, du marché d'occasion et de la décote en cas de
vente forcée.
Section
III : Le comportement des banques face au risque de crédit
Pour
réduire le risque de crédit bancaire, nous pouvons
agir sur les trois facteurs suivant :
- Les garanties
exigées par la banque ;
- La titrisation ;
- L'adossement ;
3.1/
Les garanties exigées par la banque :
Pour
être sûre de récupérer les sommes prêtées,
les banquiers s'entoure du maximum des garanties. Les garanties en
contrepartie du prêt octroyé permettent au prêteur
de disposer d'un moyen juridique de se prémunir contre le
risque d'insolvabilité de l'emprunteur.
Il en existe
de plusieurs sortes dont les deux principales sont: l'hypothèque
et le cautionnement mutuelle .Or l'hypothèque reste la
garantie la plus répandue et également la plus
chère.
3.1.1/
L'hypothèque :
Elle
permet à la banque, en cas de défaillance de la part
de l'emprunteur, de faire saisir le logement pour le vendre aux
enchères judiciaires et récupérer ainsi les
sommes restant dues. Elle se décline sous deux formes :
-
L'hypothèque conventionnelle : C'est par exemple le faite
d'emprunter pour la construction d'une maison individuelle.
-
Le privilège du prêteur de deniers ou PPD : Cette
formule est choisie lorsqu'il s'agit d'un crédit entièrement
versé le jour de la vente pour l'achat d'un bien
ancien.
3.1.2/
Le cautionnement mutuelle :
De
plus en plus d'établissements bancaires acceptent la caution
d'un organisme spécialisé appelé «
société de cautionnement mutuel ».Certains
banquiers s'obstinent encore à refuser cette forme de
cautionnement.
Le fonctionnement de ces sociétés
repose sur le principe dit de la mutualisation des risques : chaque
emprunteur participe à un fonds de garantie destiné à
se substituer à titre temporaire ou définitif aux
emprunteurs défaillants.
Le cautionnement mutuel est
la plupart du temps financièrement plus avantageux qu'une
hypothèque. Et elle est évidemment très
intéressante pour des crédits de très courte
durée, car l'emprunteur rentre vite dans ses fonds.
3.2/
La titrisation :
La
titrisation est communément définie comme étant
l'opération qui consiste à transformer une créance
(ou un actif illiquide) en titres.
Pour les banques, soumises
à un contrôle des risques par leur contrôleur, la
titrisation, utilisée comme outil de transfert des risques,
est donc particulièrement importante.
Les avantages
que peuvent recueillir les banque en titriant ces crédit :
-
Liquéfaction d'actifs non liquides : transformation immédiate
des actifs non liquides en liquidités.
- Transfert des
risques : le risque de perte sur le portefeuille est passé
chez les investisseurs.
- Accès à une nouvelle
source de financement.
- Remaniement du Bilan : le Cédant
diversifie ses sources de financement sans augmenter ses encours ni
diluer ses actionnaires. Ses besoins en fonds propres
diminuent.
3.3/
L'adossement :
L'adossement
consiste à donner en garantie d'un crédit immobilier,
le nantissement d'un placement bancaire qui permettra d'assurer le
remboursement du capital, à terme, en cas de remboursement in
fine.
L'adossement s'utilise, entre autres, comme un terme
financier : il consiste à remettre une garantie à
terme pour mieux certifier le remboursement du principal en cas
d'emprunt par exemple.
Conclusion
:
Les
banques sont les établissements financiers qui collectent des
dépôts d'argent puis les utilisent sous forme
d'investissements ou de crédits accordés aux
entreprises et aux ménages. Elles peuvent vivres, mais aussi
mourir à cause des risques qu'elles ont pris dans un
environnement économique et financier qui est devenu de plus
en plus une source de risques dangereux.
D'où
nécessité de mesurer ces risques et en particulier
celui de crédit bancaire.
Chapitre
2
les mesures prudentielles : les réformes des
accords de Bâle
Introduction
:
Dans
un environnement concurrentiel, de nombreux facteurs peuvent inciter
une banque à prendre des risques parfois importants, chose
qui pourrait la mettre en péril et même menacer la
stabilité de tout le système à cause des effets
de contagion.
C'est dans le but de limiter les effets néfastes de la prise de risque et de promouvoir la stabilité et la sécurité du système financier que fut l'avènement de la réglementation prudentielle.
Dans
ce deuxième chapitre nous avons essayé de développer
trois sections. La première est consacrée au comité
de Bâle et ses premiers accords .Dans la deuxième, on
traite les seconds accords de ce comité. Enfin, dans une
dernière section nous étudions la relation entre les
accords de ce comité et la crise financière.
Section
I : Les premiers accords de Comité de Bâle
Malgré
leur ampleur et leurs effets tragiques qui n'ont jamais cessés
de menacer la stabilité de l'environnement bancaire, ce n'est
qu'au début des années quatre-vingt dix que la gestion
des risques est devenue effective. A cette période, les
banques en plus de leur tendance à renforcer leurs fonds
propres conformément aux exigences édictées par
le Comité de Bâle, elles se sont lancées dans le
développement de nouvelles techniques leur permettant de
mieux gérer leurs risques, notamment le risque de crédit
devenu la préoccupation majeure des banques en raison de son
danger désastreux .
1.1/
Le Comité de Bâle :
Les
grandes lignes de la Comité de Bâle se présentent
comme suit :
1.1.1/
La constitution du Comité de Bâle :
Le Comité de Bâle ou Comité de Bâle
sur le contrôle bancaire (en anglais Basel Committee on
Banking Supervision, BCBS) est un forum où sont traités
de manière régulière les sujets relatifs à
la supervision bancaire. Ce Comité a été crée
en 1974 par les gouverneurs des banques centrales du « groupe
des Dix » (G10) et hébergée par la Banque des
règlements internationaux à Bâle (ville en
Suisse).
Le Comité se réunit quatre fois par an
et se compose actuellement de représentants des banques
centrales et des autorités prudentielles des 13 pays.
Son
premier président été Peter Cooke, un directeur
de la Banque d'Angleterre d'où elle tient son ancien non «
Comité Cooke », actuellement le président de la
comité est le gouverneur de la banque des Pays-Bas, Mr Nout
Wellink.
1.1.2/
Les objectifs du Comité de Bâle :
Son
principal objectif est d'améliorer la stabilité du
système financier international par l'introduction
d'exigences de fonds propres applicables à toutes les
banques.
1.1.3/
Les missions du Comité de Bâle :
Les
missions du comité sont à l'ordre de quartes et sont
:
- Le renforcement de la sécurité et de la
fiabilité du système financier ;
-
l'établissement de standards minimaux en matière de
contrôle prudentiel ;
- la diffusion et la promotion
des meilleures pratiques bancaires et de surveillance ;
- la
promotion de la coopération internationale en matière
de contrôle prudentiel.
1.2/
Les accords de Bâle I:
En
1988, le comité de Bâle met en place le premier accord
de Bâle I appelé également ratio Cooke. Basé
sur une méthodologie simple, ce ratio établissait un
minimum d'exigence de couverture des risques de crédit par
des fonds propres. Le ratio Cooke a été suivi d'un
amendement introduisant la couverture des risques de marché.
Le
capital réglementaire instauré par l'accord de Bâle
1 représente le niveau minimum de fonds propres que la banque
doit détenir pour assurer la protection des déposants
et la stabilité du système financier.
1.2.1/
Le ratio Cooke:
1.2.1.1/
Définition du ratio Cooke:
C'est
un ratio prudentiel destiné à mesurer la solvabilité
des banques. Il définit le montant des Fonds Propres minimum
que doit posséder une banque en fonction de sa prise de
risque.
1.2.1.2/
Les objectifs du ratio Cooke:
Renforcer
la solidité et la stabilité du système bancaire
international .Promouvoir des conditions d'égalité de
concurrence entre les banques à vocation
internationale.
1.2.1.3/
Formule du ratio Cooke:
Le
ratio porte les éléments suivants:
- Les fonds
propres : ce sont les apports des propriétaires de la banque
au sens du capital social.
- Les engagements: constitués
de l'ensemble des crédits octroyés qui sont pondérés
selon la nature de l'emprunteur.
Fonds propres réglementaire
/ensemble des engagements de crédit>8%
Le rapport
des deux valeurs ne doit pas être inférieur à 8
% dans les propositions des Accords de Bâle I.
1.2.2/
Les faiblesses des accords de Bâle I :
Le
but de comité a été atteint. Bâle I a été
intégré à la législation de plus d'une
centaine de pays après avoir subi des adaptations aux besoins
nationaux et peut être considéré comme un
succès. Mais malgré ce succès Bâle I
relève certaine faiblesses :
- Pondérations de
solvabilité rigides ne tenant pas compte de la qualité
réelle des actifs du bilan ou des crédits ;
-
Prise en compte très limitée des sûretés
et des garanties ;
- Aucune prise en compte des nouvelles
techniques de diminution des risques de crédit (par exemple ;
dérivés sur les risques de crédit, conventions
de netting bilanciel, titrisation de crédits, conventions
relatives à la sûreté) ;
- Aucune prise
en compte des durées ;
- Aucune prise en compte de la
diversification du portefeuille ;
- Du point de vue des
régulateurs, la prise en considération des risques
bancaires n'est pas assez globale, c'est-à-dire, que seuls
les risques de crédit et de marché entrent en ligne de
compte mais pas les risques opérationnels par exemple.
En
vu de combler ces lacunes le comité à proposer des
mesures correctives qui ont aboutit aux accords de Bâle II.
Section
II : Les accords de Bâle II
Le
Comité de Bâle a proposé en 2004 un nouvel
ensemble de recommandations, au terme duquel sera définie une
mesure plus pertinente du risque de crédit, avec en
particulier la prise en compte de la qualité de l'emprunteur,
y compris par l'intermédiaire d'un système de notation
financière interne propre à chaque établissement
« IRB ».
2.1/
Les objectifs de Bâle II:
L'objet
essentiel de Bâle II demeure le renforcement de la stabilité
du système bancaire. La figure suivante explique ceci en
détail :
Figure 2.1: Les objectifs de Bâle II

Source:
Credit Suisse Economic & Policy Consulting, Economic Briefing N°
36
2.2/
Les structures de Bâle II :
Les
recommandations de Bâle II s'appuient sur trois piliers :
-
l'exigence de fonds propres (ratio de solvabilité McDonough)
;
- la procédure de surveillance de la gestion des
fonds propres ;
- la discipline du marché
(transparence dans la communication des établissements).
Figure
2.2: Les trois piliers de Bâle II

Source:
Credit Suisse Economic & Policy Consulting, Economic Briefing N°
36
2.2.1/
Pilier I : l'exigence de fonds propres :
2.2.1.1/
Le principe du Pilier I:
Ce
pilier a pour principe d'améliorer le calcul des risques et
moduler leur couverture par les fonds propres
2.2.1.2/
Les enjeux du Pilier I :
Le
pilier I permet de définir :
- Les méthodes de
calcul des exigences en fonds propres (ratio de solvabilité
McDonough).
- Les méthodes de mesure du risque de
crédit de marché du risque opérationnel.
Fonds
propres risque de crédit+risque de marché+risque
opérationnel >8%
2.2.1.3/
Les Principales approches du Pilier I:
Le
sujet est d'autant plus actuel avec la mise en place, par le Bâle
II, du ratio Mc Donough, qui vient remplacer le ratio Cooke. Ce
ratio propose une approche réellement nouvelle, avec
plusieurs options.
- Une option standard : dans laquelle les
8% du ratio se décomposeraient en 6% affectés aux
risques de crédit, 1,6% aux risques opérationnels et
0,4% aux risques de marché. Cette approche reprendra les
notations externes des agences et des banques centrales.
-
Une approche dite « foundation » : qui permettra aux
banques d'avoir recours, en partie, à leurs modèles
internes d'évaluation du risque de crédit, dés
lors qu'ils seront avalisés par des autorités de
régulation nationale.
- Une option « advanced »
: qui prendra en compte exclusivement les modèles des
banques, encore une fois après qu'ils ont été
certifiés par la banque centrale.
2.2.2/
Pilier II : la procédure de surveillance de la gestion des
fonds propres
2.2.2.1/
Le principe du Pilier II:
C'est
un processus qualitatif de surveillance prudentielle permettant :
-
Une allocation interne de capital de la part des banques ;
-
Un dispositif de contrôle interne ;
- Une possibilité
pour les régulateurs nationaux, si besoin, d'imposer aux
banques des fonds propres supérieurs au minimum réglementaire
du pilier 1
2.2.2.2/
Les enjeux du Pilier II:
Ce
pilier permet une mise en oeuvre homogène dans les différents
pays :
- Pour les banques implantées dans plusieurs
pays, les relations entre les superviseurs du pays d'origine et ceux
du pays d'accueil doivent encore être précisées
-
Un processus de surveillance qui n'a de sens qu'au niveau
consolidé
2.2.3/
Pilier III : la discipline de marché :
2.2.3.1/
Le principe du Pilier III:
Le
pilier III a pour principe de renforcer la communication
financière.
2.2.3.2/
Les volets du pilier III:
Ils
sont à l'ordre de deux :
- Un volet qualitatif :
description de la stratégie, processus mis en place par les
banques,...
- Un volet quantitatif : données
chiffrées.
2.2.1.2/
Les enjeux du Pilier III
:
Ce pilier permet de :
- Concilier l'exigence de
communication et le souci de protection des données
confidentielles et concurrentielles ;
- Harmoniser avec la
nouvelle norme comptable sur la communication financière
(IFRS) ;
- Pour chaque établissement : expliquer au
marché sa méthodologie des notations internes et sa
mesure des risques.
Section
III : Les réformes des Bâle : une sortie de la crise
financière
Le
risque de crédit est sans doute, celui auquel les banques ont
dû le plus souvent faire face. Leur gestion se développe
aujourd'hui très rapidement dans l'univers bancaire. Elle
couvre toutes les techniques et les outils pour mesurer et contrôler
ces risques.
Le nouveau dispositif d'adéquation des
fonds propres (communément appelé Bâle II) à
été adopté rapidement au plans internationale.
Ces accords ont été les leaders dans ce domaine. Mais,
il non pas fait disparaitre ce type de risque car les différent
pays n'ont pas appliqué Bâle II au même rythme ni
au même niveau.
Figure
2.3 : Calendriers d'application de Bâle II

Sources:
sites web et annonces des agences de notation.
D'où,
la crise financière c'est produite sous Bâle I. Cette
accord contenait plusieurs faiblesses (garantie très limitée
,non prise en compte des nouvelles techniques de diminution des
risques de crédit, Aucune prise en compte des durées.....)
qui on été au coeur des causes de la crise.
La
crise a commencé par la mise en place de tout le système
des subprimes.
Premièrement, on va expliquer le
système des subprimes. Deuxièmement, on va s'intéressé
aux mécanismes de la crise.
3.1/
Le système des subprimes :
Un
Subprime est un crédit à risque que l'on va offrir à
un client qui ne présente pas toutes les garanties
nécessaires et suffisantes pour bénéficier des
taux d'intérêts préférentiels. Aux USA,
il s'agit d'un crédit hypothécaire (immobilier) dont
le logement du client (emprunteur) est pris en garantie en cas de
défaut de paiement.
Les subprimes étaient
destinées à des emprunteurs qui ne présentaient
pas les garanties suffisantes pour bénéficier des taux
d'intérêt préférentiels, mais seulement à
des taux moins préférentiels (« subprime
»).
3.2/
Les mécanismes de la crise :
On
peut distinguer trois étapes du mécanisme de la crise
financière 2008 :
3.2.1/
La préambule:
Au
début, on ne voyait rien : les crédits subprimes
avaient un taux très bas pendant les 1eres années. Les
gens arrivaient à rembourser, et même s'ils
n'arrivaient pas, il suffisait de saisir le bien immobilier et le
revendre pour que la banque récupère l'argent.
En
plus, le système de titrisation permettait de se reporter le
risque dans les titres. Donc la banque qui faisait des subprimes ne
prenait aucun risque.
Ceux qui investissaient dans ces titres
récupéraient des rendements élevés, et
les agences de notation donnaient leurs meilleures notes à
ces titres.
3.2.2/
L'emballement :
Les
banques ne prenant pas de risque à prêter ont commencé
à prêter à n'importe qui sans se soucier de la
solvabilité des gens. Les montants prêtés sont
de l'ordre de milliers de milliards de dollars.
Les mêmes
banques et d'autres se sont mise à investir massivement dans
les titres qu'elles émettaient par la titrisation, puisque ça
rapportaient beaucoup et c'était peu risqué
croyait-elles.
3.2.3/
La chute :
Lorsque
dans la même période, les taux ont monté, et la
période de taux promotionnel des subprimes s'est terminée,
énormément de gens n'ont plus pu rembourser.
Les
banques ont donc saisi les biens immobiliers pour les vendre pour
récupérer leur mise. Mais puisque tout le monde a
vendu en même temps, l'immobilier a chuté. Les banques
ne récupéraient pas leur argent.
Qu'à
cela ne tienne, elles avaient tout titrisé. Mais les banques
étaient elles même les premières à avoir
investi dans ces titres "toxiques". D'où la crise
financière.
Conclusion
Le
terme crise financière s'emploie pour désigner un
ensemble assez large qui incluse notamment les crises du change, les
crises bancaires et les crises boursières. Mais le terme est
également utilisé pour désigner les crises de
la dette publique ou des crises qui affectent un marché à
terme.
Une crise financière peut concerner seulement
quelques pays, où, initiée dans un pays, peut
s'étendre par contagion et devenir internationale. C'est le
cas de la crise actuelle qui a débuté en Amérique
en 2008 et s'est étendue au divers pays du monde.
BIBLIOGRAPHIE
-
Wikipédia, l'encyclopédie libre
- Pierre
Charles Pupion (1999) : « `Economie et gestion bancaire' »
Paris : Dunod, (collection les Tops).
- Pierre Charles Pupion
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Dunod, (collection les Tops).
- Document du comité de
Bâle.
- Jean Kertude (2004) : « `le risque
bancaire face à la globalisation' » support pédagogique
conçu et diffusé auprès de ses étudiants
par le centre de formation de la profession bancaire (ITB).
-
Joël Bessis (1995) : « `gestion des risques et gestion
actif- passif des banques », Paris, page 15.
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