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Abdennour2 - Mise à jour : 17/03/2011
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Niveau : plus de Bac+5
Extrait / Introduction
Extrait / Introduction :
En Algérie dans les années 70 cohabitaient trois secteurs dans la distribution des produits alimentaires: le secteur étatique avec les sociétés nationales de gros et de détail comme les supermarchés, le secteur coopératif surtout dans le domaine des fruits et légumes et le secteur privé surtout dans le commerce de détail. Entre ces trois secteurs existaient des liens mais l'absence de véritable concurrence a entraîné le développement de la pénurie et du marché noir.Plan
Plan :
I le secteur privé a) les grossistes b) les détaillants II Le secteur étatique a) les entreprises de gros b) les entreprises de détail III Le secteur coopératif a) les CAPRA b) les COFEL c) l'OFLAExemple de page de Les acteurs de la distribution des produits alimentaires en algérie dans les années 70
L'Algérie n'ayant pas opté pour un socialisme de type soviétique ni pour un libéralisme de type occidental, il était tout à fait normal de retrouver à tous les niveaux de l'économie une certaine dualité. Dans le secteur commercial, nous retrouverons une situation inverse de celle qui prévalait dans l'industrie : l'Etat ne détient pas à lui seul les rênes de la distribution; il doit conjuguer avec un secteur privé important. C'est parce qu'il n'y a pas une unité d'action dans l'intervention de l'un et de l'autre secteur que l'Algérie connaîtra tant de difficultés sur le plan commercial qui toucheront aussi bien la disponibilité des produits que leurs prix excessifs. Cette situation n'est pas due aux seuls intervenants privés : les sociétés nationales auront, en la matière, bien des choses à se reprocher.
Sachant que les dépenses des ménages algériens sont en grande partie consacrées à la consommation alimentaire nous nous intéresserons aux circuits de distribution des produits alimentaires. En 1974, il y avait en Algérie, coexistence de trois formes de distribution : l’une privée, l’autre étatique et la troisième coopérative. Dans la première catégorie de loin la plus importante puisqu’elle assurait près de 90 % du chiffre d’affaire de la distribution, on retrouvait les grossistes et les détaillants, quelle que soit la forme que prenait leur commerce (ambulants, dans un souk, dans un magasin...). Dans la seconde, on retrouvait toutes les sociétés nationales et les offices créés pour prendre en charge les fonctions importantes de la distribution. Ainsi va-t-on y dénombrer toutes les entreprises détentrices de monopoles d’approvisionnement ou d’importation (comme 1’ONACO[1] ou la SNSEMPAC[2]) ainsi qu’une entreprise, la SNNGA, chargée de la gestion des supermarchés. La troisième catégorie intéresse uniquement les coopératives dont le rôle est lié à la commercialisation des fruits et légumes. Les coopératives de consommation en 1974 n’étaient pas encore suffisamment développées pour jouer un rôle notable dans la distribution.
Toutefois, pour comprendre la situation qui prévalait dans les années 70, il faut remonter le temps et s'intéresser au legs colonial et aux décisions qui furent prises dès les premières années de l'indépendance.
L’héritage colonial
A l’image des autres secteurs de l’économie algérienne, la distribution était monopolisée par les Français qui s’étaient partagé la meilleure part du gâteau, ne laissant que des bribes de liberté d’action aux Algériens. Ces derniers s’étaient vus cantonnés dans le petit commerce d’alimentation et le bazar et dans une moindre mesure celui du textile. Les autres secteurs de gestion étaient le domaine exclusif des Français comme celui des biens d’équipement. Le secteur tertiaire était caractérisé par un développement pléthorique, ce phénomène était le corollaire de la transformation des Européens en commerçants, et ce au fil des générations alors qu’ils étaient à l’origine des agriculteurs. Ce secteur représentait en 1958, 47 % de la production intérieure brute (soit 445 milliards de francs) contre 27 % pour l’industrie (soit 255 milliards de francs) et 26 % pour l’agriculture (soit 240 milliards de francs) ceci rendait les circuits de distribution extrêmement allongés et les coûts plus élevés[3].
Rien que pour le sucre il y avait plus de 600 importateurs pendant l’ère coloniale. Par ailleurs, le marché algérien était segmenté de deux façons:
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