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Extrait / Introduction
Les différentes écoles de pensées est un rapport de Commerce Economie de Bac+3, proposé par imane00
Extrait / Introduction :
Les écoles et, comme toutes les sciences de l’homme, évoluent selon un enveloppement perpétuel des écoles et des théories les unes par les autres. Chaque mouvement se développe en réaction contre celui qui le précède.
D’un point de vue historique, les différentes approches de l’organisation se sont développées à partir de la seconde révolution industrielle. Avant cette date, le mode de production était artisanal. II n’était pas question en ce temps ni d’organisation ni de théories. Et qu’au fin- et à mesure que la vie économique évoluait, les écoles de pensée se différenciaient.
La première théorie qui marqua la réalité des entreprises fut celle de Taylor qui introduit le courant scientifique en matière d’organisation et de rationalisation de la production. C’est dans cc contexte que s’est développée l’Ecole classique influencée par les travaux d’économistes précurseurs ADAM Smith (1723-1790) t qui a parlé de la nécessité d’une division de travail [décrit dans un chapitre de son livre la spécialisation temporelle du travail dans une usine d’épingle ; à cette é. que un forgeron expérimenté peut produire 10 épingles par jour, mais grâce à la division du travail, 6 ouvriers non spécialisés vont réussir à produire 480ô0 épingles par jour] et DAVID Ricardo qui préconisait la spécialisation des tâches..; (...)
Plan
Plan :
Introduction
L'école classique
1-Les auteurs
2-Les principes
3-Les critiques
Les prolongements des classiques
1-Les auteurs
2-Les principes
3-Les critiques
L'école des relations humaines
1-Les auteurs
2-Les principes
3-Les critiques
Exemple de page de Les différentes écoles de pensées
L’Ecole Classique
Introduction :
Les écoles
et, comme toutes les sciences de l’homme, évoluent selon
un enveloppement perpétuel des écoles et des théories
les unes par les autres. Chaque mouvement se développe en
réaction contre celui qui le précède.
D’un
point de vue historique, les différentes approches de
l’organisation se sont développées à
partir de la seconde révolution industrielle. Avant cette
date, le mode de production était artisanal. II n’était
pas question en ce temps ni d’organisation ni de théories.
Et qu’au fin- et à mesure que la vie économique
évoluait, les écoles de pensée se
différenciaient.
La première théorie qui
marqua la réalité des entreprises fut celle de Taylor
qui introduit le courant scientifique en matière
d’organisation
et
de rationalisation de la production. C’est dans cc contexte que
s’est développée l’Ecole classique
influencée par les travaux d’économistes
précurseurs ADAM Smith (1723-1790) t
qui
a parlé de la nécessité d’une division de
travail [décrit dans un chapitre de son livre la
spécialisation temporelle du travail
dans
une usine d’épingle ; à cette é. que un
forgeron expérimenté peut produire 10 épingles
par jour, mais grâce à la division du travail, 6
ouvriers non spécialisés vont réussir à
produire 480ô0 épingles par jour] et DAVID Ricardo qui
préconisait la spécialisation des tâches..;
L’école classique fera ainsi l’objet du
présent rapport qui. sera entamé par un contexte
historique pour essayer de situer dans le temps, et en déduire
par la suite la genèse de ladite école. Ensuite, on
abordera les fondements de l’école ainsi que ses
théoriciens pour arriver plus tard à ses limites. Enfin
et pour boucler cc travail on terminera par présenter les
prolongements de l’école classique.
D’autre
part, les nouvelles activités nécessitaient des
recherches constantes. Il y avait donc un lien direct entre la
recherche scientifique et les entreprises ; ce qui a aboutit à
l’apparition de nouvelles formes
d’organisation du
travail comme le taylor1sme?.
Ainsi l’avènement
des théories d’organisation a accompagné la
seconde révolution industrielle qu’a connue plusieurs
pays du monde et plusieurs auteurs se sont penchés par la
suite sur le sujet soit (les théories
d’organisation)
dails un souci d’améliorer l’organisation de
l’entreprise. Fayot, Ford, Taylor et weber furent les pionniers
en la matière; ils ont essayé de trouver des principes
généraux d’organisation afin d’avoir des
structures performantes et durables. Ils furent désignés
par: la suite en tant qu’auteurs de l’école
classique.
Genèse
de l’école classique:
La
naissance de l’école classique avec ses théories
et fonLlements était ainsi la résultante d’un
contexte conjoncturel exigeant et spécifique. Ce contexte
était caractérisé essentiellement par:
+ Une
succession des innia1ioaa.et de leurs applications Industrielles, ce
qui a induit une mécanisation de plus en plus grande du
travail:
- la découverte du pétrole.
- la
découverte de l’électricité.
-
l’invention du moteur à combustion interne par
l’allemand Diesel en 1894.
- Transformation de
l’électricité en courant à haute tension.
+ L’épanouissement de la métallurgie, et ce
depuis 1856.
+
Une concentration des moyens dc production favorisant l’émergence
de la société industrielle et du machinisme. .
+
Augmentation
de la taille
des
entreprises donc des capitaux, des équipements et des
effectifs à gérer.
+ Urbanisation de plus en plus
répandue de la société et une demande de
produits standardisés de première nécessité
(Cette urbanisation va entrainer une ségrégation dans
l’habitat: quartiers bourgeois et quartiers plus prolétaires)
+Le secteur industriel attire une main d’?uvre
agricole nombreuse mais peu adaptée à la
production-et-qu’il va falloir intégrer (L’exode
rural pousse vers les villes mie main-d’?uvre peu ou pas
qualifiée rn?ais qui est prête à accepter
des conditions de travail difficiles en échange d’un
salaire de subsistance et de l’espoir de grimper à
l’échelle sociale).
+ Le contexte intellectuel est
favorable au développement des sciences exactes.
+
Accumulation du capital et naissance de la bourgeoisie industriel e.
On est passé ainsi de la conduite d’unjple atelier à
industrielle fait surgir alors, un urgent besoin d’une
doctrine d’organisation adaptée à l’ère
post-artisanale.. signaler ici que les seules organisations
véritablement hiéfarchisées étaient, au
XIX’ siècle, l’armée et l’église
et que bien qu’on s’est inspirée de ces modèles,
la conduite des organisations productives devait trouver une voie qui
lui soit propre et adaptée aux exigences dune entreprise dans
uncontexte toutà fait nouveau.
Résultat:
Développement do l’école classique dans deux
directions: L’organisation sclentlflque et administrative du
travail (Taylor, Fayol), La théorie de la
bureaucratie (Weber).
Les
fondements de L’école classique:
D’après
HAYAKAWA « l’école est un système de mots
et d’idées sur lesquels des personnes tombent d’accord
implicitement ou explicitement »
(Hayakawa: né en 18
juillet 1906 à Canada, Hayakawa émit un psychologue,
sémanticien, professeur et écrivain. Il a été
formé dans les écoles publiques de Calgay, Alberta et
Winnipcg, Manitoba, et a obtenu son d ipl8rne de premier cycle de
l’Université du Manitoba à Winnipeg en 1927; puis
un diplôme d’études supérieures il
en
anglais de l’iJniversfté McGill, Montréal,
Québec, Au Canada, en 1928, et l’Université du
Wisconsin à Ç 6’
Madison
en 1935.
11
a occupé le poste de président de l’Université
d’État de San Francisco, puis celui d’un sénateur
américain de la Californjc dc 1977 à 1983.11 est décédé
Je 27 févrIer 1992 k
Greenbrae,
Californie)
Une autre définition plu.s pécifique, a
été également avancée par Jean-Lue
CNARRO1 at Sàbine
SEPARI « l’écolé
classiques ou école formelle, des organisations est un courant
de jensée qui regroupe des auteurs aux préoccupations
très différentes mais marquées.par mie même
approche de l’organisation:
rationalité »
source: Jean-Lue CHARRON et Sabine SEPARI « Organisation et
gestion de l’entreprise » Dunod Paris (2001) p. 25.
I.
la
Vision de l’orfanisatfon selon l’école classique:
Les
deux auteurs Jean-Lue CHARRON et Sabine SÉPARI analysent et
scindent la vision de l’organisation , selon l’école
classique comme suit:
«L’approche classique est
relativement restreinte et simplflcatrice de la réalité
et découle des analyses économiques d’optimisation:
- l’entreprise n’est qu’un lieu de production,
c’est-à-dire de combinaison des fhcteurs de productipn;
- le propriétaire est im décideur rationnel;
-
le travail est organisé rationnellement;
- les acteurs de
l’organisation sont des exécutants sans logique d’action
propre, sans pouvoir, sans
état d’âme.
Dans
le but d’améliorer la productivité, les premières
réflexions sur
l’organisation
portent sur la rationalisation
du travail, des structures, de la
direction et cherchent à donner la solution, unique et
universelle ».
2.
les
principes de l’école classique:
Bruno
LUSSATO, dans son ouvrage « introduction critique aux théories
d’organisation », dégage un enemb1e de principes
communs aux différentes écoles classiques:
a)
Concept scalaire ou d’échelle hiérarchisée
de la prise de décision:
L’entreprise est un ensemble d’échelons ou de
classes rangés en séquence. L’échelon le
plus haut détient l’autorité, mais puisqu’il
ne peut commander tout le monde, il va-t-y avoir délégation
de cette autorité aux échelons intermédiaires,
et l’autorité passera ainsi d’un échelon à
im
autre.
b)
Le principe de l’unité de commandement :
Annoncé par Ilenri FAVOL, qui subordonne l’autorj
fbn jn elle à Pautorité
hiéri rehique, contrairement
à F.W.TAYLOR qui soutient la seule autorité de
compétence.
c)
Le principe d’exception :
Ce principe définit les limites de la délégation
de l’autorité, il indique la fçon dont on va
allouer des tâches à
d’autres
personnes. Plus une tâche est routinière et habituelle,
plus elle doit être exécutée par quelqu’un
de niveau faible, seules les tâches non prévues par
l’organisation du travail, seront confiées au supérieur
hiérarchique.
d)
Le concept de l’éventail de subordination:
Les’trois-principes précédents
(hiérarchique,? unité de commandement et
d’exception) ont çonduitie&autçurs classique
à s’interroger sur la recherche du nombre
optimal de
subordonnés
à
soumettre à l’autorité d’un même chef
e)
Le principe de la spécialisation organisationnelle:
Les tâches vont être de plus en plus parcellisées,
chaque tache va être divisée en opération
élémentaire, chaque opération nécessitera
une compétence très faible. Ce principe aété
appliqué par TAYLOR à l’organisation des postes
de travail et par Luther GJL1CK aux têches admixiistratives et
de direction, alors que FAYOL, pour sa part, s’est gardé
d’une application trop étroite de ce principe.
f)
L’application de la méthode scientifique:
Les écoles du mouvement classique, comme celles du
mouvement néoclassique qui les prolongent, ont appliqué
directement à l’entreprise la méthode
expérimentale de Claude BERNARD qui comprend cinq étapes
(l’observation, l’élaboration, l’expérimentation,
l’élaboration des lois quantitatives et universelles et
le contrôle et larectification de ces lois.) et la méthode
scientifique d DESCARTES qui est fondée sur quatre principes
(le principe de l’évidence reposant sur le « bon
sens ». le principe d’analyse reposant sur le postulat de
la division des tAches en parcelles aussi petites que possibles pour
mieux analyser et résoudre les difficultés, le principe
de synthèse et de mise en ordre, et enfm le principe de
dénoi4breinent et de généralisation ou de
classification). IV-
3.Les
théoriciens de l’école classique
Taylor
Les
postulats essentiels de la doctrine de Taylor sont:
?
L’homme n’aime pas le travail; fi recherche dans celui-ci
une récompense matérielle; R
La
spécialisation du travail permet d’améliorer les
rendements;
R
Les
patrons et les ouvriers ont un intér8t (dentique: la
prospérité de l’entreprise, les uns pour leurs
profits, les autres pour leurs salaires.
Ainsi,
trois
principes clés ont été retenus:
?
Ergonomie pour perfectionner, organiser’ les postes de travail,
réduire la pénibilité;
- Chronométrage
de la production;
- . .lraton de !aprodctiyit,
Il a ainsi
défini des temps moyens de production.
a)
Les principes de l’Orfanj$atjon Scientifique du Travail
Les
quatre principes fondamentaux de OST, selon Taylor. sont les
suivants:
- L’étude
scientiflqpe du travail :
qui doit etre faite par unn équipe de spécialistes car
elle est trop compliquée et trop longue pour âtre faite
par 1. personnel de production ,,elle donnera lieu à la
création dans de nombreuses entreprises, un bureau ou service
des méthodes. Elle définit les processus opératoires
les plus économiques et donne la quantité de travail
que doit founiir un ouvrier plaé dans les conditions
optimales; ai l’ouvrier obtient cette quantité, il doit
recevoir un très
haut
salaire (entre 30% et 100 % de plus que le salaire moyen du marché).
- La
sélection scientifique et l’enlratneinent dc l’ouvrier
:
.TAYLOR. recommande une sélection systématique selon
les aptitudes et croit qu’avec l’entraînement, tout
travailleur peut devenir excellent à au moins un poste de
travail. C’est sur ce point que beaucoup de dirigeants échouent
e
non
les ouvriers, car les dirigeants ne veulent pas changer leurs
méthodes.
- Le
coup1ae de l’étude scientifique du travail et de la
sélection scientifique du travailleur: il s’agit
de faire appliquer la science par les ouvriers. C’est sur cc
point quç beaucoup de dirigeants échouent et non les
ouvriers, car tes dirigeants ne veulent pas changer leurs méthodes...
- La
répartition presque égale du travail exécuté
dans l’entreprise entre les ouvriers et les membres de la
directipn :
alors que par le passé, tout le travail et la plus grande
responsabilité Impliquée incombaient aux travailleurs.
Pour F.TAYLOR, cette coopération renforce la solidarité
humaine.
On peut synthétiser les 4 apports fondamentaux de
Taylor (OST) à partir.de 4 princIpes d’organisation
ayant une portée générale:
-La division
horizontale du travail
Elle conduit à la parcellisation du
travail, à la spécialisation des tâches, et à
l’étude des temps d’exécution en vue de
déterminer le « ONE BEST WAY »,
lès
meilleures façons de faire.
-La division verticale du
travail
? Elle vise à distinguer strictement les
exécutants, des concepteurs du travail. Cette approche a
conduit à dissocier les « cols bleus » des «cols
blancs » tel que l’on les e communément nommés
en milieu industriel. Ainsi, L’étude scientifique du
travail doit être réalisée par des spécialistes
(Bureau des méthodes), car trop longue et trop difficile pour
âtre réalisée par le personnel de production.
Celle-ci définira les processus opératoires les plus
économiques.
- Un système de salaire au rendement
Ce système fondé sur des primes de productivité
au travail, cherche à développer la motivation de
l’homme au travail. Outre une standardisation des tâches
poussée à son maximum, Taylor souhaitait
l’établissement du salatrt Ala pièce, censé
constituer une motivation importatc pour les ouvriers qu’il
considéraitcommedeS
? agents rationnels maximisant de
manière consciente leurs gains monétaires.
-Un
système de contrôle du travail
A partir de ce
principe d’action, chaque geste de l’ouvrier exécutant
est surveillé. Cela a conduit à mettre en place dans
les usines des contremaîtres chargés de réalisercette
activité de contrôle.
)jes
critiques du modèle taylorien
-
Le premier théoricien qui e mis en place une méthode
opérationnelle visant à accroître de manière
significative le niveau de production des organisations.
?
L’analyse du travail humain a facilité son transfert en
travail machine grace à l’idée judiçieuk
dc s’attaquer au gaspillage : de matières, de temps, des
gestes.
- Malgré tes vives critiques dont elle a été
l’objet au début du siècle, l’oeuvre de
Taylor a eu un impact considérable dans le développement
de l’industrie. En France, la diffusion des méthodes
tayloriennes dc rationalisation du travail s’est largement
opérée dans les entreprises industrielles. Les
principes tayloriens restent de nos jours largement discutés
et constituent toujours un élément central de débats
sur les nouvelles formes
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