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saida85 - Mise à jour : 17/12/2011
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Niveau : Bac+5
Extrait / Introduction
L’Ecole de la libéralisation financière : les travaux des héritiers deMcKinnon et Shaw est un rapport de Commerce Economie de Bac+5, proposé par saida85
Extrait / Introduction :
A la suite de la parution, en 1973, des travaux de McKinnon et Shaw, un nombre important d’économistes, convaincus du bien-fondé des travaux des deux auteurs, ont tenté de les développer et de les enrichir. Ces travaux sont publiés entre la deuxième moitié des années soixante-dix et le début des années quatre-vingt-dix. (...)
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Exemple de page de L’Ecole de la libéralisation financière : les travaux des héritiers deMcKinnon et Shaw
L’Ecole de la libéralisation financière : les travaux des héritiers deMcKinnon et Shaw
A la suite de la parution, en 1973, des travaux de McKinnon et Shaw, un nombre important d’économistes, convaincus du bien-fondé des travaux des deux auteurs, ont tenté de les développer et de les enrichir. Ces travaux sont publiés entre la deuxième moitié des années soixante-dix et le début des années quatre-vingt-dix.
La première partie de cette section est consacrée à une présentation succinte des travaux de Galbis [1977][10], Kapur [1976][16],[1983][17] et Mathieso [1979][25], [1980][26]. Dans la seconde partie, nous présenterons en détail une contribution plus récente : le modèle de Roubini & Sala-i-Martin [1992][30], [1995][31].
1 Les travaux de Galbis, Kapur et Mathieson
1.1 Galbis
En 1977, Galbis élabore un modèle où coexistent deux secteurs productifs : un secteur ?traditionnel? où le rendement du capital est constant mais faible et un secteur ?moderne? où le rendement du capital, bien que constant lui aussi, est plus élevé. Le but de Galbis est de montrer que la répression financière à des conséquences néfastes sur l’e.cacité moyenne de l’investissement global. Cette dernière prend, comme chez McKinnon [1973][21] et Shaw [1973][33], la forme d’une fixation des taux d’intérêt réels en dessous de leur valeur d’équilibre de marché.
Le premier secteur autofinance totalement ses investissements. Il lui est impossible d’avoir accès au financement intermédié. Les entrepreneurs de ce secteur décident d’investir si le rendement réel (rt) de leurs investissements est supérieur au rendement réel du seul actif alternatif à leur disposition,
i.e. les dépôts bancaires. Contrairement au modèle de McKinnon et conformément au modèle de Shaw, les deux actifs sont donc considérés comme substituables. Le secteur moderne, quant à lui, finance ses investissementsgrâce à des prêts bancaires et à ses fonds propres6. Le montant global et le coût des prêts accordés par les intermédiaires financiers au secteur modern dépendent directement des dépôts qu’ils parviennent à collecter. L’investissement du secteur moderne est donc déterminé à la fois par le rendement réel interne du capital (rm) et par le taux d’intérêt réel débiteur.
Si le gouvernement maintient artificiellement bas le taux d’intérêt réel servi sur les dépôts, les entrepreneurs du secteur traditionnel vont investir d’avantage et donc déposer moins auprès des banques. Ces dernières, voyan leurs ressources se réduire, vont augmenter le taux débiteur qu’elles pratiquent.
L’investissement du secteur moderne va donc diminuer, à la foisà cause de la hausse du taux exigé sur les prêts, mais aussi parce que les fonds propres des entreprises vont diminuer. Le rendement du capital du secteur moderne étant supposé meilleur que le rendement du secteur traditionnel,la répression financière se traduit donc par une diminution de la qualité moyenne de l’investissement global. A l’inverse, la libéralisation financière (hausse des taux servis sur les dépôts) conduit à un accroissemen de la productivité moyenne de l’investissement parce qu’elle se traduit pa un déplacement de l’épargne du secteur traditionnel vers le secteur moderne.
L’analyse de Galbis paraît relativement proche des travaux de McKinnon [1973][21]. En e.et, ce qui est étudié ici, c’est la partie décroissance de la courbe présentée dans la figure 1, i.e. le moment où le rendement réel des dépôtsest supérieur au rendement optimal, ce qui rend à nouveau substituables la monnaie et le capital. Galbis met en outre l’accent sur les conséquences de la répression financière sur l’e.cacité de l’investissement plutôt que sur sa quantité. De ce point de vue, il est également proche des thèses de Shaw [1973][33].
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