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Les 4 saisons du Revest - Mise à jour : 02/04/2009
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Niveau : Autre
Extrait / Introduction
Découvrez cette publication exclusive des 4 Saisons du Revest, partenaire de Doc-etudiant.fr proposée pour la présidentielle 2007 et envoyée à des grands noms de la politique française.
Extrait
Si l'on est convaincu que la plupart des savoirs transmis sont disqualifiés parce que non vérifiables, non prouvables, ce qui fait de l'école, une église où l'on croit sur parole le maître, alors on peut tailler dans les programmes sans mauvaise conscience. Si l'on est convaincu que ce n'est pas par l'encyclopédisme - illusion d'universalisme - que l'on formera un citoyen, « un honnête homme qui, quelle que soit sa place dans la société, peut y agir dans l'intelligence de ce qu'il fait, se situer dans l'histoire des hommes et mesurer les enjeux des positions qu'il prend » (consultation nationale de 1998), mais par une pédagogie du projet, alors on peut tailler dans les programmes sans mauvaise conscience.
Une sensibilisation réussie vaut mieux qu'un apprentissage laborieux, ennuyeux où le par cœur, la pompe, le pifomètre, le collage, le copiage et le copillage, se substituent à la compréhension et à l'intelligence.
Avec les moyens dont nous disposons aujourd'hui, internet, télévision, radio, il est possible de mettre en relation les meilleurs spécialistes - vulgarisateurs pédagogues - d'un domaine et des millions d'élèves. La médiation des enseignants « spécialistes », des manuels individuels, n'est pas nécessaire.
Et qu'on ne nous présente pas les savoirs transmis comme des fondamentaux. Ce sont le plus souvent des savoirs obsolètes et mal transmis puisque mal reçus, mal compris, mal utilisés, comme le montrent avec insistance, copies du baccalauréat, mémoires d'étudiants, copies d'agrégation.
On a développé la télévision scolaire. La radio scolaire nous semble négligée. L'éducation rabelaisienne était fondée sur l'oralité. L'enseignement est oral même si les élèves prennent des notes.
Et même, s'il faut revaloriser l'écrit. L'enseignement est oral : le maître parle, affirme, argumente, démontre, répète ; l'élève questionne, répète ; maître et élève dialoguent. Comparez ce qui se passe au théâtre quand un grand texte est bien joué : la communion scène-salle, à ce qui se passe au cinéma où on mange du pop-corn, ou devant la télé où on zappe. [...]
Plan
Exemple de page de Pour une école du gai savoir
Partenaire exclusif de Doc-etudiant.fr
http://les4saisons.over-blog.com/
Pour
une école du gai savoir,
édité
par Les Cahiers de l'Égaré en 2004
(propositions pour la Présidentielle 2007)
En
finir avec l’encyclopédisme
qui
fait de chacun un nul
par
rapport à ce qu’il y a à savoir
Si
l’on est convaincu que la plupart des savoirs transmis sont
disqualifiés parce que non vérifiables, non prouvables,
ce qui fait de l’école, une église où l’on
croit sur parole le maître, alors on peut tailler dans les
programmes sans mauvaise conscience.
Si l’on est convaincu
que ce n’est pas par l’encyclopédisme ?
illusion d’universalisme ? que l’on formera un
citoyen, « un honnête homme qui, quelle que soit sa place
dans la société, peut y agir dans l’intelligence
de ce qu’il fait, se situer dans l’histoire des hommes et
mesurer les enjeux des positions qu’il prend »
(consultation nationale de 1998), mais par une pédagogie du
projet, alors on peut tailler dans les programmes sans mauvaise
conscience.
Une sensibilisation réussie vaut mieux qu’un
apprentissage laborieux, ennuyeux où le par c?ur, la
pompe, le pifomètre, le collage, le copiage et le copillage,
se substituent à la compréhension et à
l’intelligence.
Avec les moyens dont nous disposons
aujourd’hui, internet, télévision, radio, il est
possible de mettre en relation les meilleurs spécialistes ?
vulgarisateurs pédagogues ? d’un domaine et des
millions d’élèves. La médiation des
enseignants « spécialistes », des manuels
individuels, n’est pas nécessaire. Et qu’on ne
nous présente pas les savoirs transmis comme des fondamentaux.
Ce sont le plus souvent des savoirs obsolètes et mal transmis
puisque mal reçus, mal compris, mal utilisés, comme le
montrent avec insistance, copies du baccalauréat, mémoires
d’étudiants, copies d’agrégation.
On a
développé la télévision scolaire. La
radio scolaire nous semble négligée. L’éducation
rabelaisienne était fondée sur l’oralité.
L’enseignement est oral même si les élèves
prennent des notes. Et même, s’il faut revaloriser
l’écrit. L’enseignement est oral : le maître
parle, affirme, argumente, démontre, répète ;
l’élève questionne, répète ; maître
et élève dialoguent. Comparez ce qui se passe au
théâtre quand un grand texte est bien joué : la
communion scène-salle, à ce qui se passe au cinéma
où on mange du pop-corn, ou devant la télé où
on zappe.
Un texte bien lu est mieux compris qu’un texte
bien expliqué. Un texte bien lu implique le corps, le c?ur,
l’esprit, synthèse ou harmonie sans théorie mais
supposant une pratique constante. De beaux textes et toutes sortes de
textes bien dits à la radio vaudraient plus pour des millions
de jeunes que les fastidieuses explications de textes mobilisant des
milliers d’enseignants qualifiés. Que des acteurs
initient élèves des écoles et des collèges,
jeunes des lycées à la lecture à voix haute :
lecture expressive, lecture blanche... !
Car si on se pose la
question de l’utilité, question posée par les
élèves et les parents, mais occultée par les
maîtres du jeu, ou récusée au nom de la gratuité
des disciplines, que peut-on répondre ? La plupart des savoirs
dispensés ne servent à rien dans la vie quotidienne.
Pas tellement plus dans la vie professionnelle. Et bien sûr,
ils ne servent ni à la formation de l’être ni au
développement des facultés : jugement, esprit critique,
sens de l’argumentation, sens du dialogue... Il suffit là
encore de consulter les copies ou d’assister à des
épreuves orales.
Considérons donc les disciplines
enseignées comme des spécialités et non comme
des disciplines générales. Elles sont alors l’affaire
de spécialistes et non de tous. L’encyclopédisme,
c’est de la mauvaise démocratisation de contenus,
ruineuse en personnels et en manuels, et qui n’a qu’une
fonction : infantiliser, donner à chacun le sentiment qu’il
est un nul par rapport à ce qu’il y aurait à
savoir.
La pédagogie du projet que nous préconisons
est une méthode permettant d’en finir avec
l’encyclopédisme, avec le baccalauréat, avec les
manuels, avec les faux-semblants et de réconcilier les jeunes
avec le lycée devenu enfin démocratique : lieu de la
liberté permettant de faire et de réaliser, de
commencer à se réaliser.
Et ceux qui, pendant les
trois années de projets, se découvriront une vocation
d’historien, de géographe, de mathématicien,...
ils auront deux années de mise à niveau dans le
supérieur. Nul doute que motivés, leur mise à
niveau sera performante.
Nous ne souhaitons pas de l’élitaire
pour tous ni de l’élitisme pour quelques-uns. Nous
souhaitons que le temps du lycée soit le temps de la plus
grande individualisation pour que chacun trouve sa voie d’exigence,
sa voix d’excellence.
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Le document Pour une école du gai savoir appartient à la rubrique Littérature qui elle même appartient à la thématique Arts.
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