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Le Réalisme en littérature

Drezden - Mise à jour : 17/12/2010

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Extrait / Introduction

Le Réalisme en littérature est un exposé de Arts Littérature de Bac+1, proposé par Drezden


Extrait / Introduction :

Présentation d'un courant littéraire de la fin du XIXème siècle : Le Réalisme

 

 

 

 

 

 

 

I. Réalisme et Naturalisme : le réel comme projet de l'écrivain

 

 

 

II. Le roman réaliste et ses caractéristiques : ésthetique et poétique

 

 

 

III. Le roman réaliste, limites et héritage

Plan

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Exemple de page de Le Réalisme en littérature

LE REALISME EN LITTERATURE



De tout temps, et bien avant que le terme « réalisme » n’apparaisse, on a réfléchi au rapport que la littérature entretient avec la réalité. Dés l’Antiquité, Aristote définit l’art comme « mimésis », c’est-à-dire comme une imitation de la nature, inaugurant une réflexion qui accompagne la littérature occidentale toute entière ? la préoccupation mimétique et la question de la vraisemblance sont déjà au c?ur de l’esthétique classique, mais qui s’identifie plus particulièrement au mouvement réaliste-naturaliste, et à son principal outil le roman, qui a accompagné l’essor de la société industrielle au XIXème, et qui invente et met en forme une nouvelle sensibilité au réel.



Réalisme et Naturalisme : le réel comme projet de l’écrivain


Apparu en France dans la seconde moitié du XIXème siècle, le réalisme entend tourner le dos à l’esthétique de la génération précédente, celle des romantiques, et avance de nouvelles valeurs : la fidélité au réel, la prise en compte des « basses classes » et la volonté d’être moderne. Aux images et au langage faux du romantisme, les réalistes opposent une représentation exacte, vraie. D’un point de vue historique et esthétique, le réalisme français du XIXème siècle se fonde sur trois références qui correspondent à trois générations.

  • Un premier réalisme s’identifie à la figure de Balzac et à sa production romanesque massive qui prend fin aux alentours de 1848 et qui sert de socle à tout le roman du XIXème siècle.

  • Un second réalisme correspond à la génération des frères Goncourt et de Flaubert.

  • Enfin, un troisième réalisme, des années 1868-1890, s’apparente à l’école naturaliste, qui transpose au roman la méthode expérimentale, et à son chef de file Emile Zola, qui théorise davantage le mouvement pour en faire une doctrine que l’on peut résumer en quelques termes : déterminisme, hérédité, observation, expérience.

Ces trois références se déterminent mutuellement, chacune étant redevable de celle qui l’a précédée dans le temps, et constituent la base de l’école réaliste.

L’écriture réaliste se conçoit comme image du réel, dans la préface de Germinie Lacerteux (1864) les Goncourt donnent le ton : « Il nous faut demander pardon au public de lui donner ce livre, et l’avertir de ce qu’il y trouvera. Le public aime les romans faux : ce roman est un roman vrai. ». L’auteur réaliste se pose bien en opposition aux canons esthétiques en vigueur et définit le roman comme représentation de la réalité sociale et historique, privée de toute idéalisation. Le romancier réaliste a à c?ur d’éliminer tout ce qui peut diminuer la croyance, comme un excès de fiction, les invraisemblances et autres failles. La vérité est l’exigence première des réalistes. A ce titre, pas de construction romanesque sans la constitution d’une sorte d’archive et qui forme souvent une ?uvre préliminaire : carnets de travail de Flaubert, Journal des Goncourt, carnets d’enquête de Zola, qui sont un formidable magasin d’observations, préalable essentiel à l’écriture. Il est entendu que l’écrivain réaliste-naturaliste a besoin de voir pour écrire, le regard est une modalité du projet réaliste. Ainsi le réel vu, pris sur le vif, se trouve consigné dans les notes ou calepins de l’écrivain. A cette façon de voir s’associent des façons de sentir et d’écrire.


La littérature apparaît comme un moyen de connaissance, l’écrivain réaliste est destinateur de savoirs ? le recours à la science règle non seulement un souci méthodologique, mais il est aussi garant d’honnêteté et d’objectivité, il entend dévoiler l’envers des choses et du jeu social, le désir de faire voir n’aura pas de limites. Tout le réel est à dire, y compris les tabous sociaux comme l’argent et le sexe, de nombreux romanciers choisissent d’ailleurs la figure de la prostituée comme personnage principal, notamment les Goncourt avec Germinie Lacerteux et Zola avec Nana (1880), romans alimentés du discours sociologique et médical de l’époque. Tous les sujets humains et toutes les classes sociales peuvent prétendre à la représentation, dans la préface de L’Assommoir (1877), Zola affirme qu’il s’agit là du « premier roman sur le peuple, qui ne mente pas et qui ait l’odeur du peuple ». Le peuple a désormais droit au roman et l’on assiste à un changement complet de perspective et à un recentrage du roman autour de la partie de la société restée à la périphérie de la représentation, afin de l’éclairer d’une lumière plus vraie. Représenter le peuple, c’est-à-dire précisément le faire voir et le faire parler. Balzac décrit davantage le monde de l’aristocratie et, de plus en plus, le règne de la bourgeoisie, en suivant d’ailleurs le mouvement du siècle ; Zola en revanche donne au peuple une grande place dans ses romans, dans Germinal (1885) par exemple il nous fait le récit d’une grève où le premier rôle revient à la population ouvrière, sujette aux images animales et traitée comme un sujet collectif, c’est-à-dire en bloc. On montre certes des turpitudes sociales, on ouvre des plaies, mais en vue d’y apporter des remèdes. La représentation du peuple est un critère de réalisme de l’?uvre, qui rejoint la réalité de l’époque. Cette époque, empreinte d’industrialisation et de modernisme, est dominée par la bourgeoisie, qui met fin dans le sang aux illusions républicaines de 1848 et qui reprend les commandes à la fin de Germinal ; dans le même temps, la pression des masses populaires s’affirme comme une réalité et une menace.

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Avis sur Le Réalisme en littérature
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Le terme réalisme vient du latin « réalis » signifiant « réel ». Au sens large, une œuvre réaliste s’applique à représenter les hommes et le monde tels qu’ils sont et non à travers leurs intelligences ou l’imaginaire de leurs auteurs. Le réalisme est un mouvement essentiellement littéraire et pictural, qui nait en 1850 et s’étend à la seconde partie du 19è siècle. En réaction contre le Romantisme, le réalisme s’inspire des méthodes scientifiques pour se concentrer sur l’étdude et la description objective des faits et des personnages.

pakon le 19/04/2010
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pakon le 19/04/2010
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pakon le 19/04/2010
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