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Le style international, différence entre les conceptions americaines (wright) et europeennes(plutôt rationalistes)

zarelle - Mise à jour : 06/11/2009

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Extrait / Introduction

Extrait / Introduction :

Dans le contexte de l’entre-deux-guerres aux Etats-Unis et en Europe, le rapport à l’espace devient fondamental dans les concepts de l’architecture qui se charge d’un devoir moral et social, afin d’offrir à l’Homme un monde meilleur assurant le bonheur pour tous. Or pour Wright, confronté à des immensités spatiales, l’homme doit s’adapter à l’espace, tandis qu’en Europe, l’espace est façonné par et pour l’homme, dans le contexte de reconstruction et de rationalisation, où l’on doit partager l’espace.

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synthèse d'une réflexion menée autour de la différence entre LES CONCEPTIONS AMERICAINES (Wright) ET EUROPEENNES(plutôt rationalistes) DE L’ARCHITECTURE DE L’ENTRE-DEUX-GUERRE

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Exemple de page de Le style international, différence entre les conceptions americaines (wright) et europeennes(plutôt rationalistes)

DIFFERENCE ENTRE LES CONCEPTIONS AMERICAINES (Wright) ET EUROPEENNES(plutôt rationalistes) DE L’ARCHITECTURE DE L’ENTRE-DEUX-GUERRE




Dans le contexte de l’entre-deux-guerres aux Etats-Unis et en Europe, le rapport à l’espace devient fondamental dans les concepts de l’architecture qui se charge d’un devoir moral et social, afin d’offrir à l’Homme un monde meilleur assurant le bonheur pour tous. Or pour Wright, confronté à des immensités spatiales, l’homme doit s’adapter à l’espace, tandis qu’en Europe, l’espace est façonné par et pour l’homme, dans le contexte de reconstruction et de rationalisation, où l’on doit partager l’espace.

Cependant, les réflexions de Wright concernant l’espace et la déstructuration du cube, diffusées en Europe (1909 Constructions et plans exécutés), ont influencé le mouvement De Stijl, puis l’enseignement du Bauhaus. Mais ces derniers, adhérant à l’idée de plan libre, n’y voient pas la conception d’organique de Wright, liée à une analogie entre architecture et nature et non en rapport avec la rationalisation de l’espace.

Par ailleurs, parce que Wright s’intéresse à la nature des choses, à la fois concrète et matérielle, il s’intéresse aux rapports entre la lumière et le matériau. Les jeux d’ombre et de lumière se substituent à la décoration telle qu’elle était perçue en Europe et dénoncée par Loos. Ainsi c’est bien ce rapport à la nature, à l’espace extérieur, qui amène Wright à porter un intérêt pour les qualités des matériaux, mais c’est aussi le retour d’une influence des écoles Européennes.

Dans la conception architecturale de Wright, le rapport à l’espace se fait donc avec l’environnement naturel, dans le rapport à l’espace de vie de l’homme. Vivre et habiter sont alors bien confondus dans le même espace : la nature, et l’architecture comme l’homme, doit en tenir compte, car c’est dans la communion avec celle-ci que l’homme pourra, selon Wright, vivre heureux et s’y ressourcer. Ainsi Wright conçoit l’habitat avant tout en harmonie avec sont environnement, mais aussi en harmonie avec la nature profonde de l’habitant. « Il existe autant de maisons que d’hommes » dit-il. L’architecture doit prendre en compte la diversité des natures humaines et naître des besoins singuliers de celles-ci.

L’urbanisme, au c?ur de ses réflexions comme chez les Européens, se fait pour lui naturaliste et non social. L’Europe, tel qu’elle se définit géopolitiquement à cette époque, fonde l’architecture sur les besoins d’un homme universel, duquel proportions et normes découlent pour un habitat où les individualités doivent s’adapter à l’architecture, aux « machines à habiter » de Le Corbusier, partageant pour le bien de tous l’air, la lumière et l’espace. Le « bâti » impose le « vivre », alors que chez Wright, le « vivre » impose le « bâti ». Comme le dira Heidegger (1958, Essais et Conférences), « la relation de l’homme et de son espace n’est rien d’autre que l’habitation pensée dans son être », dans sa manière d’être vécue.

Si les concepts de l’architecture de Wright sont les mêmes que ceux des architectes Européens : la lumière, la fluidité des espaces, le rapport intérieur/extérieur et à l’environnement, la couleur et la matière participant à la structuration spatiale, ils suivent les principes d’une primauté à l’urbanisme, d’une rationalité formelle et d’un devoir moral et social, mais ne peuvent répondre à ceux d’une économie de moyens et de la standardisation comme pour les Européens, pensant l’habitat dans un contexte différent. Ainsi Wright ne peut s’inscrit pas dans la définition du « style international » énoncée par Hitchcock et Johnson : l’architecture est conçue plus que comme un volume enveloppé par une peau : c’est un organisme ; la régularité modulaire liée à l’industrialisation n’est pas de rigueur, simplement un moyen de parvenir à des formes simples et claires ; la condamnation du décor ne se fait pas au regard d’un rationalisme socialiste, mais d’un remplacement par les effets de la nature et des matériaux. C’est bien par cette différence (de modernité) avec l’Europe que la Maison sur la cascade (1935) pousse les principes de l’archi moderne, comme l’entendent Hitchcock et Johnson, dans ses limites. On peut penser qu’Hitchcock et Johnson définissent davantage un style européen au sens géopolitique de l’époque, et non international, puisque même Aalto s’en détache, reprochant à l’architecture rationaliste d’être trop marquée par un fonctionnaliste technique et pas assez par les besoins individuels de ceux qui habitent ces constructions. Aalto témoigne d’une appréhension de l’espace aussi large que fluide, par sa confrontation à de grands espaces, et d’une intention poétique liée à la nature, ce en quoi il rejoint les concepts architecturaux de Wright.

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