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Drezden - Mise à jour : 20/12/2010
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Niveau : Bac+1
Extrait / Introduction
Le Réalisme en Peinture est un autre de Arts Arts plastiques de Bac+1, proposé par Drezden
Extrait / Introduction :
Au XIXème siècle, le développement du Réalisme en peinture.
I. L'avènement du réalisme comme nouveau concept artistique
II. Les différents types de réalisme
III. Vers l'impressionnisme
Plan
Exemple de page de Le Réalisme en Peinture
LE REALISME EN PEINTURE AU XIXème
Il est essentiel, pour comprendre le développement du réalisme, de s’intéresser à l’époque qui voit son avènement. Celle-ci est marquée par les débuts du socialisme avec notamment Karl Marx et Pierre Joseph Proudhon, théoricien du socialisme et ami de Courbet. Notons aussi l’influence de la doctrine positiviste, qui privilégie l’expérience scientifique et le raisonnement comme fondement du savoir et comme source fondamentale du progrès de l’humanité ; vision encouragée par l’avancée spectaculaire des connaissances dans tous les domaines. Cet essor d’une croyance au progrès s’accompagne de celui d’un monde qui se laïcise ; l’Eglise, qui apparaît comme adversaire du monde moderne, est mise à mal par Marx et la théorie évolutionniste de Darwin.
L’avènement du réalisme comme nouveau concept artistique
Tout comme en littérature, le réalisme a été le mouvement dominant en art pendant la seconde moitié du XIXe siècle. Il est essentiel d’évoquer le contexte artistique à partir duquel, et contre lequel s’érige le réalisme. L’époque est celle du néoclassicisme et du romantisme, symbolisés respectivement par Ingres et Delacroix, qui sont les deux figures dominantes de ce milieu de siècle. Ingres incarne la tradition de l’art néoclassique, héritée du peintre David (1748-1825) : un art qui privilégie l’expression par le dessin, la ligne, les compositions équilibrées et harmonieuses. Delacroix, quant à lui, incarne la tradition romantique, qui privilégie l’émotion, l’expression par la couleur et le mouvement, les compositions dynamiques et théâtrales, et à laquelle s’ajoute une mouvance orientaliste, image d’un âge d’or non encore corrompu par la civilisation et le progrès. Le courant réaliste se dresse contre ces traditions dominantes. Courbet en est la figure de proue ? on peut y adjoindre Millet, Corot et Daumier, ses amis, les écrivains et critiques Champfleury et Duranty, en sont les théoriciens. Anti-idéaliste, il ignore les règles académiques qui font prévaloir la peinture d’histoire sur la peinture de genre, les compositions savantes sur les agencements libres.
Les peintres réalistes n’imposent ni une théorie esthétique ni un style homogène mais une vision objective et simple de la vie contemporaine accessible à tous. Observateurs de la vie quotidienne, des coutumes régionales, des changements et des difficultés engendrés par l’évolution vers une société industrielle, les peintres réalistes s’attachent à consacrer leurs ?uvres à des sujets contemporains, populaires ; ils utilisent des toiles de grand format avec des figures grandeur nature, espérant voir élever cet art moderne et franc au rang de la peinture d’histoire. Le réalisme est à considérer comme un trait d'union, une transition entre le romantisme, dont il rejette l’inspiration imaginaire, et l'impressionnisme. Porteuses d’un élan socialisant et humanitaire parfois engagé, les ?uvres réalistes reçoivent un mauvais accueil. Les milieux de l’art officiel du Second Empire récusent ce défi lancé à la peinture d’histoire et jugent toutes ses créations vulgaires. Là où le Néoclassicisme se référait à la pensée antique d'un idéal parfait, équilibré, mesuré ; le réalisme veut montrer ce qu'il perçoit de manière objective. L’imagination est condamnée, on l’estime un obstacle à l’objectivité à présent préconisée, qui permet une étude approfondie de la réalité et sa représentation authentique. Pour Courbet, « la peinture est essentiellement un art concert et ne peut consister qu’en la présentation de choses réelles et existantes ». Appliquant une méthode dérivée de la méthode scientifique, l'artiste s'attache alors à représenter ce qu'il voit et non plus des "hauts faits" ou des sujets mythologiques. Les paysans ou les gens du peuple deviennent des sujets de tableaux : le peintre réaliste veut étudier l’homme dans son milieu.
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Le document Le Réalisme en Peinture appartient à la rubrique Arts plastiques qui elle même appartient à la thématique Arts.
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